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Avis de décès Dominique Pipon, 17 ans, mort à Verdun (1916) : 無料・フリー素材/写真

Avis de décès Dominique Pipon, 17 ans, mort à Verdun (1916) / Jeanne Menjoulet
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Avis de décès Dominique Pipon, 17 ans, mort à Verdun (1916)

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説明Dominique était le frère de mon bisaïeul Jean Pipon (décoré lui aussi de la croix de guerre dans la guerre des mines (génie), puis élève pilote au 1er groupe d'aviation).Les parents de Dominique et de Jean s'appelaient Antonin et Joséphine (fille de l'architecte Dominique Moreau). Hélène Pipon était la soeur de Dominique et Jean. Germaine et Josette étaient les filles de Jean Pipon, dont la femme s'appelait Edith (née Robinson).Avis de décès paru dans le journal "Le salut public" du 18 septembre 1916Dominique Pipon, lycéen, s'était engagé en trichant sur son âge. Combattant de Verdun, il est mort à 17 ans dans ce secteur, où il fut blessé mortellement, en haut d'un arbre, le 3 septembre 1916 (combat de Moulainville). Il était téléphoniste et avait besoin à ce titre de grimper souvent sur des arbres pour pouvoir tirer les câbles téléphoniques entre les premières lignes ou les observatoires, et les batteries d'artillerie de son régiment.Toutes ses lettres ont été brûlées à la mort de sa mère, et à la demande de celle-ci, pour qu'elles ne puissent pas être lues froidement par des gens indifférents. Sa petite nièce, Nellie Granade, les avait lues avant que sa mère Germaine Pipon ne les brûle (dans les années 1950). Nellie se rappelle de lettres très vivantes d'un tout jeune homme, qui racontait Verdun en utilisant des mots d'argot.Croix de guerreComme en témoigne le registre matricules des archives du Rhône (Lyon-central 1918), accessible en ligne (N° matricule : 982), la croix de guerre avec citation du corps d’armée fut décernée à Dominique Pipon, avec ce commentaire : "jeune engagé volontaire. A toujours fait preuve du plus grand dévouement. Blessé mortellement, a demandé qu'on emporte avant lui un tué à ses côtés. Voyant venir la mort, a fait preuve jusqu'à la fin d'un calme et d'un courage admirable".Inhumé le lendemain de sa mort au bois de la Chaufour non loin du village de Douaumont.(cimetière militaire provisoire)Le descriptif physique du jeune homme, sur la page de son matricule, indique : "cheveux bruns, yeux bleus, visage ovale, taille 1m73". Et qu'il vivait chez ses parents, 28 rue Bellecordière à Lyon, lorsqu'il s'est engagé le 20 octobre 1915.Sur le Journal des Marches et Opérations (JMO) de son régiment (54ème d'artillerie, 7ème Batailllon), il est indiqué, à la date du 3 septembre 1916, dans le style laconique des JMO : "Deux téléphonistes sont tués en se rendant à l'observatoire P79 construit en fin juillet à la lisière Est du bois de Bethelemont. Les tirs ennemis sur la région des observatoires sont particulièrement actifs dans la première quinzaine de septembre." Les noms des deux téléphonistes sont indiqués sur le JMO : Dominique Marius Pipon et Joseph Marie Gaston Mercier (25 ans, originaire de l'Isère, sûrement le tué que Dominique a demandé qu'on emporte avant lui).Un article de presse de 1918 (sur le site de la BNF) explique (avec le style de l'époque) ce qu'étaient les téléphonistes de Verdun :"L’organisation téléphonique actuelle est une chose toute nouvelle, rien de ce qui existe n’avait été prévu, comme pour bien d’autres choses, c’est sous le nez de l’ennemi que ce formidable service qui englobe tout maintenant, s’est constitué.Aujourd’hui, une seule batterie a 15 ou 20 kilomètres de fil de câble, 5 appareils dont 2 pour les réparations sur les lignes, 3 ou 4 multiples à 4 directions, où nous avons souvent 12 à 15 lignes – le poste du Colonel a 30 ligne, celui du général, 100 lignes – La Batterie a un personnel de 25 ou 30 hommes rien que pour le téléphone, les gardes à prendre aux divers postes et réparation aux lignes.Aussitôt en position, toutes les batteries sont immédiatement reliées entre elles et avec le P.C. (poste du commandant) et de là avec le colonel d’artillerie, qui l’est avec le Général. Chacun a son travail . Les batteries sont reliées en outre, dans le même temps, avec le colonel d’infanterie dont le régiment est en première ligne, avec un poste en première ligne, près du commandant de compagnie et avec les divers observatoires. Et tout cela se fait en quelques heures, des kilomètres de fil ou de câble se posent comme par enchantement, utilisant les arbres, les haies, les maisons en ruines ou pas, les boyaux, les tranchées, les murs, etc…, un central est souvent créé et tout marche. Mais, pour arriver à cela, vous doutez vous du travail, du courage, de l’abnégation, de la volonté qu’il faut déployer?Les artilleurs des batteries ont leurs gourbis, leurs cagnas, ou ils peuvent s’abriter en cas « d’arrosage », le fantassin a sa tranchée et ses trous ou il peut, en somme, attendre relativement caché la fin de la rafale.Le téléphoniste, lui, n’a rien, « et ne peut rien avoir », il va par tous les temps, sous les bombardements, poser sa ligne, sur les routes, dans les chemins, dans les plaines, dans les boyaux, afin d’assurer rapidement la liaison indispensable entre les armes et entre les chefs, la liaison indispensable à la moindre action.De lui, simple, humble téléphoniste dépend souvent tout le succès d’une attaque, le fil est il coupé par les obus (et cela arrive a chaque instant) que se soit la nuit ou le jour, qu’il pleuve à torrent, que la rafale de fer fasse rage, il part afin de faire, il part afin de faire une « épissure » et d’assurer la liaison. Il sait que sans cela rien n’est possible, sa conscience seule le guide, il pourrait attendre, se cacher, jamais il ne le fait, il sait que s’il laisse l’infanterie séparée de l’artillerie trop longtemps, ses camarades peuvent se faire surprendre et se faire massacrer. Il va, cherche dans la nuit, tombe vingt fois dans les trous d’obus, dans les chemins inconnus, répare sa ligne et rentre souvent pour repartir un instant après. Souvent aussi, il y reste victime d’un fusant très bas!Alors on dit ici, avec l’esprit que vous connaissez : « un tel, il a séché sur le fil. »Et un instant après, un autre partira.Le téléphone. Mais sans lui la guerre actuelle serait impossible. Le fil téléphonique représente les vaisseaux sanguins qui distribuent la vie, l’action dans touts les parties du corps. Le téléphone, surtout celui de l’artillerie, c’est l’œil avancé de la batterie, c’est grâce à lui que l’on peut régler le tir de notre 75 et lui faire donner son rendement formidable, c’est grâce au téléphone qu’à la seconde même ou l’on en a besoin on déchaîne sur l’ennemi le « tri de barrage » qui arrête net son attaque inattendue et que l’on sauve la situation. C’est grâce au téléphone que, lors d’une attaque de notre part, le tir de l’artillerie s’allonge, juste au moment ou les nôtres, sublimes, bondissent dans la tranchée d’en face, baïonnette en avant.C’est enfin grâce à un humble téléphoniste sans arme, qui est là, crispé sur son petit appareil, en première ligne, que les capitaines, les commandants, les colonels, le général, sont tenus au courant, minute par minute, des moindres phases de l’action et peuvent, suivant la tournure de l’instant prendre telle ou telle position.Si nos téléphonistes ne s’étaient pas sacrifiés comme ils l’ont fait, les secours et les renforts pour Verdun seraient arrivés trop tard.Voyez-vous, l’importance unique du téléphone et le rôle que joue le téléphoniste?Quel héroïsme de tous les instants il lui faut, quel travail il doit fournir! Pour lui jamais de repos, et c’est souvent au moment des attaques que le fil est coupé par les obus et c’est à ce moment où chacun se terre que lui « va sur la ligne », monte aux arbres, rampe se glisse dans les boyaux effondrés, dans la boue, glisse, trébuche sur les cadavres!".
撮影日1916-01-01 00:00:00
撮影者Jeanne Menjoulet , Paris, France
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