1906 Manchester/Stockport - Edith Robinson, et sa fille Germaine : 無料・フリー素材/写真
1906 Manchester/Stockport - Edith Robinson, et sa fille Germaine / Jeanne Menjoulet
| ライセンス | クリエイティブ・コモンズ 表示 2.1 |
|---|---|
| 説明 | Ma bisaïlleule anglaise, "Grany" Edith Robinson, née en 1888 et sa fille Germaine (ma grand-mère) née en 1906 à Bredbury, Stockport, Royaume-Uni (à proximité de Manchester, où vivait Edith Robinson).J'ai pris des notes assez détaillées, tirées de la mémoire familiale, pour aboutir a un petit parcours biographique de ma bisaïeule et de son entourage, il y a encore de nombreuses choses à compléter.Dans les environs de Manchester (dans le Cheshire), les parents d'Edith Robinson habitaient Church lane à Bredbury (Stockport), informations accessibles sur le recensement général de 1901. A cette époque, le père d'Edith, Samuel Robinson était fabricant de chapeaux de feutre (manufacturer, felt hat factory). Il était né en 1860, cadet d'une famille d'au moins 10 enfants (Angleterre victorienne…).Le recensement anglais de 1861 indique que Samuel avait alors un an, que son père James Robinson, né en 1815, était "Felt maker" (fabriquant de feutre) à Bredbury (Stockport, Sheet barrick Hill), que le petit Samuel avait une soeur de 22 ans (Nancy), un frère Henry de 17 ans ("Felt hat worker"), un frère William de 15 ans ("Felt hat worker"), un frère John de 13 ans ("cotton factory worker"), une soeur Mary Ellen de 10 ans, un frère Joseph de 7 ans ("Scholar"), et deux frères jumeaux de 4 ans, Charles et Frederick. La mère de Samuel, Elisabeth, était née à proximité, à Romiley (Stockport) en 1815.La mère d'Edith Robinson, Margaret, était quant à elle originaire du Pays de Galles (famille d'agriculteurs de 8 enfants), née en 1862 dans le Flintshire à Cilcennin (nord du Pays de Galles). A la fin des années 1870, la mère de Margaret mourut. Son père pris alors le bateau (pour les Etats-Unis peut-être), abandonnant ses enfants, sa terre, et sa ferme. Des cousin-e-s prirent en charge les enfants, qu’ils dépouillèrent de leurs biens (de la ferme et de la terre...). Margaret partit alors travailler dans les environs de Manchester en tant que bonne, chez les Robinson. Et elle ne tarda pas à épouser Samuel Robinson, le fils cadet du patron (James Robinson). Samuel Robinson devint ensuite « Hat Manufacturer » (terme du recensement de 1891). Le recensement de 1901 précisera ensuite que Samuel Robinson était « Felt hat Manufacturer - Employer». Samuel et Margaret eurent un fils, James, né en 1885, puis 4 filles : Nellie, née en 1886, Edith, née en 1888, Lizzy née en 1890, et Annie née en 1899. James, le frère aîné, travaillait dans l’usine de son père à 16 ans en tant que « Worker », comme l’indique le recensement de 1901, il semble être mort assez jeune adulte parce qu’il n’a pas laissé de mémoire de son existence (hormis les archives de recensement).Les Robinson accueillirent en 1906 le fils d'un confrère chapelier français, M. Pipon. Originaire de Lyon, 19 ans, ce jeune invité, Jean Marius Pipon, avait été envoyé en Angleterre par son père après des conflits scolaires (il avait été renvoyé de son lycée). Il séduisit Edith, une des filles de la maison, qui tomba enceinte rapidement, alors qu'elle avait 18 ans. L'année de naissance (1888) d'Edith Robinson est attesté par plusieurs recensements menés au Royaume-Unis. Pourtant, pour des raisons inconnues, Jean Pipon déclarait (sur les quelques archives que j’ai trouvées) que sa femme avait une date de naissance de 4 ans postérieure à l’année réelle (ce qui aurait signifié qu'elle s'était mariée à 14 ans), Pourquoi cette falsification/rajeunissement de l’âge de ma bisaïeule. Mystère. Peut-être est-ce lié au divorce ultérieur, ou alors au mariage qui n'était pas vraiment désiré.Jean Marius Pipon et Edith Robinson se marient en avril 1906. Après un temps court à Lyon, en France et alors que venait de naître (ou allait naître) son autre fille, Zette, en 1908, Jean Marius Pipon partit faire son service militaire dans la cavalerie (d'octobre 1908 à sept. 1910, grade de brigadier).Les parents de Jean-Marius Pipon, étaient fortunés (plus que les Robinson). Une fortune qui s’était surtout constituée autour de 1900. Le père de Jean Pipon s’était associé avec une autre famille, les Faure, pour monter sa fabrique de chapeaux. La compagnie s’appelait donc « Pipon Faure ». La famille Pipon habitait en 1914 au 28, rue Bellecordière près de la place Bellecour, où siégeait également leur société et ses ateliers. Les Pipon achetèrent (firent construire je crois) un bel immeuble dans le quartier d’Ainay (5 Place Gensoul) où ils déménagèrent après-guerre, l’usine fut établie dans le quartier de la Guillotière. Les Pipon étaient par ailleurs propriétaires d’une belle maison bourgeoise au Point du jour qui leur servait de résidence secondaire. L'enfance des filles d’Edith, Germaine et Zette Pipon, s'est alternée entre la France et l’Angleterre. Bébés, elles firent leurs premiers pas à Lyon, chez les parents de leur père, qui avaient un autre fils, alors enfant, Dominique Pipon, qui avait 7 ans de plus que Germaine. Au retour du service militaire de deux ans de Jean Pipon, le couple partit avec leurs deux filles (de 4 ans et 2 ans), Germaine et Zette, vivre à Java (colonisée par les Hollandais à l'époque). C'est dans cette lointaine île de Java, que l'éducation des petites filles fut confiée à un établissement catholique (bonnes soeurs) où les fillettes furent très malheureuses.L’époux d’Edith, Jean Marius Pipon, devenu journaliste (à cette époque ou plus tard), multipliait les infidélités vis à vis de sa jeune femme anglaise, qui sans doute commença à envisager le divorce durant ces années-là.Tout le monde rentra en bateau (voyage très long) en France au moment de la déclaration de guerre en août 1914. Mon bisaïeul Jean Marius Pipon avait quant à lui été affecté en septembre 1914 dans le 28ème bataillon du Génie (une compagnie de sapeurs de mine, en opérations dans le nord de la France). Jean Marius fit preuve de beaucoup de courage dans cette guerre des mines (qui se passait sous terre) et reçut, le 21 octobre 1915, une citation à l'ordre de la Brigade, comme en atteste sa fiche matricule (registre Lyon-central, classe 1907 matricule 736) où il est écrit, sous cette citation, "s'est particulièrement distingué dans des opérations de contre-mines très périlleuses", Jean Marius Pipon est décoré de la croix de guerre. Il sera ensuite affecté dans le 7ème bataillon du Génie à partir de janvier 1916 (dans le nord-est de la France).AviateurJean Marius Pipon devient élève pilote au 1er groupe d'aviation en fin d'année 1916. La formation semble avoir duré plus d'un an avant que Jean Pipon ne soit aviateur. Pendant ce temps, sa femme Edith vit à Lyon avec leurs deux fillettes, Germaine et Zette, chez les parents de Jean Marius. Germaine a 10 ans quand Dominique Pipon (jeune frère de Jean Marius, qui vivait donc aussi chez les parents Pipon à Lyon) fut tué à Verdun, à 17 ans, en 1916. Démobilisé le 15 mars 1919, Jean Marius Pipon (1 m 80, cheveux châtain foncé, yeux gris) continua sa vie de "séducteur". Edith Robinson/Pipon (mère de Germaine et Zette) demanda très rapidement le divorce pour motif de tromperie (comme en attestait l'acte de divorce). En Angleterre (région de Manchester), sans pension de la part de son ex-mari, Edith Robinson travailla rapidement pour être indépendante financièrement. Travaux de couture, de linge et ménages, logée chez son employeur (une boutique de lavoir/pressing) . Travaux peu agréables, mais elle était indépendante et ne se remaria pas. Je ne sais pas grand-chose de la vie en Angleterre d’Edith Robinson. Si ce n’est qu’elle était joueuse (les courses de chevaux notamment), qu’elle fumait le cigare et qu’elle avait un accent du nord bien marqué, comme le reste de sa famille (accent du nord très différent du « Queen English », l’accent d’Oxford). Edith Robinson était rattachée à l'église méthodiste (fondée par le pasteur John Wesley) par sa famille. Mais ni elle, ni ses filles n'étaient pratiquantes.Les deux filles, Germaine et Zette Pipon vécurent en Angleterre jusque vers 12-15 ans chez leur mère puis Edith Robinson dut avoir des difficultés financières puisque ses filles furent ensuite élevées par les parents de son ex-mari.Le père d'Edith (Samuel, fabriquant de chapeaux de feutre) rencontra à cette période des difficultés financières et l'affaire périclita (Margaret, la mère d'Edith Robinson mourut dans la pauvreté). L’usine désaffectée (en briques) des Robinson existait encore ans le années 1950, puis elle fut détruite et remplacée par des immeubles.La fortune des Pipon ne subit pas ce triste sort à cette époque, même si elle avait peut-être été un peu diminuée pour au moins deux motifs : les Pipon avaient marié leur fille Hélène (sœur de Jean-Marius Pipon) qui partit vivre sur l’île de la Cité à Paris. Un « beau mariage », arrangé, comme cela se faisait dans ces milieux, ce qui voulait dire que les Pipon avaient apporté une dote très importante pour le mariage de leur fille, qui ne connaissait pas vraiment son futur époux : Quand une relation demanda à Hélène Pipon durant une cérémonie précédent le mariage, qui était son futur mari, Hélène répondit « je crois que c’est lui », en désignant un invité, mais sans en être sûre.L’autre élément qui avait sans doute coûté aux Pipon, était le rapport à leur fils, Jean Marius, devenu leur seul fils, après la mort de Dominique. Il semble que Jean Marius avait travaillé pour la société paternelle et n’avait pas été très honnête. En tout cas, il semble qu’il y eut procès entre le père et le fils. Par ailleurs le mariage de Jean Marius avec Edith Robinson (qui ne devait pas avoir de dot) n’avait certainement pas plu du tout aux grands-parents Pipon. Et son divorce non plus.Les deux filles d'Edith Robinson vécurent donc quelques années (dans les années 1920) chez les parents de Jean Pipon à Lyon en France. Les grands-parents Pipon en voulaient beaucoup à leur fils de ne pas s'occuper de ses filles, ni même financièrement. Ils tinrent une comptabilité très stricte de l'argent dépensé par eux pour élever les deux filles (incluant le prix des petits cadeaux de Noël), afin der déduire la somme de l'héritage que recevrait leur fils à leur mort (les filles n'eurent aucun héritage). A Lyon, les deux adolescentes furent mises chez les Jésuites pour leur éducation, où elles reçurent un traitement très dur. A l'époque (années 1920), les filles de divorcés étaient qualifiées de "filles de Marie" (ou une expression de ce style) par les catholiques et subissaient un traitement discriminant (blouses de couleur différente, etc.). Jean Marius Pipon, divorcé, était parti vivre en Indochine très peu de temps après sa démobilisation en 1919. Il travaillera en tant que journaliste à Saïgon. Une loi d'amnistie promulguée le 3 janvier 1925 (pour les fusillés et déserteurs de la Grande Guerre, mais pas seulement) lui permit d'être réhabilité d'une faillite (jugement du tribunal de commerce de Lyon de décembre 1923). Il se remarie en Indochine en 1926 avec Eva-Marie Condère dans la province de Quảng Trị. Il reconnait une 3ème fille, Paule (sa seconde épouse était enceinte lors du mariage). Mais cette 3ème fille sera aussi abandonnée à son sort (placée chez des paysans frustres en Ardèche), ses parents ne s'occuperont jamais d'elle. Paule prendra contact avec sa demi-soeur Germaine Granade, bien plus tard.Jean Marius Pipon sera une nouvelle fois condamné, suite à sa faillite de 1923, semble-t-il, alors qu'il est à Hanoï, par le tribunal correctionnel "de défaut" de Clermont-Ferrant en février 1928, pour "abus de confiance" (3 mois de prison, le 23 octobre 1928, il est affecté au 11ème régiment de tirailleurs tonkinois "le dit jour"). Les peines de prison suite à des faillites n'étaient pas rares au 19ème et 20ème siècle.En France, la fille d’Edith et Jean Pipon, Germaine Pipon passa son brevet, et devint ensuite, professionnellement, préceptrice (ses cours incluaient bien-sûr les cours d'anglais). Elle épousa dans les années 1930 Dany Granade (originaire d'une famille protestante de la région Rhône-Alpes), de 8 ans plus jeune qu’elle, et vécut à Lyon et St Quentin-Fallavier (Isère) principalement. En Indochine, lors de la seconde guerre mondiale, l’ex-mari d’Edith, Jean Marius Pipon qui avait 58 ans ans en 1945, dirigea les émissions en anglais de Radio-Saïgon (de 1943 à 1954). Il est cité sur cette page internet et tient ces propos :"Alors que les Japonais occupaient le territoire indochinois, non seulement Radio-Saïgon continuait à émettre en anglais, mais qui plus est, les émissions anglaises ne connaissaient en aucune manière la censure alors que les émissions françaises y étaient soumises... Le 9 mars 1945 je me trouvais à Radio-Saïgon au moment du coup de force. Les Japonais envahirent nos locaux et me gardèrent dans mon bureau..."Jean Marius Pipon fut torturé par les Japonais (la force d'occupation). Il en resta boiteux pour le reste de ses jours. Toujours très élégant vestimentairement, il savait utiliser sa canne pour en faire un accessoire élégant. Sur cette même page internet il ajoute : "Ce n'est que le 26 septembre 1945 que je me réinstallais à nouveau derrière le micro".En France, la fille d’Edith, Germaine Granade/Pipon avait donné naissance, à l’hôpital de la Croix-Rousse de Lyon, le 11 septembre 1939, à une fille (Nellie Granade). Germaine passa ces années de guerre principalement à Lyon et St Quentin Fallavier (Isère) avec sa petite fille.Le mari de Germaine avait rejoint très tôt le maquis, à quelques distances du Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire) où les parents de Dany Granade avaient leur maison. Germaine Granade/Pipon semble avoir eu quelques liens avec la Résistance puisqu'elle cacha/hébergea quelques jours (durée à vérifier) des parachutistes anglais chez elle à St Quentin Fallavier ( le contact s'était peut-être fait par l'intermédiaire de son mari au maquis, ou bien comme elle était anglaise, elle avait peut-être été contactée pour cela). Son mari ne fut pas tué au cours de la guerre, il faillit l'être, cependant, paradoxalement par des maquisards français : Alors qu'il était parti avec un autre maquisard de son maquis en Haute-Loire pour rendre visite à sa femme à St Quentin, et apporter quelques oranges qu'ils avaient reçus (par un parachutage), ils furent arrêtés sur leur route par des maquisards communistes qui les accusèrent d'être des espions. Ramenés dans ce maquis stalinien, ils furent enfermés toute la nuit dans une cabane et très clairement menacés de mort. Au matin, le chef de ce maquis communiste arriva sur les lieux. Dany Granade ne le connaissait pas, mais le chef le reconnut (à sa surprise) et dit "laissez-le partir, il est du Chambon". Ils furent relâchés en fin de compte, sains et saufs.Concernant Germaine Granade, outre l'épisode des parachutistes anglais qu'elle avait cachés (sans doute début été 1944), quelques souvenirs de la guerre et de l'occupation sont restés gravés dans la mémoire de sa fille Nellie (très petite alors). En particulier, un épisode dans une rue de Lyon où la petite Nellie marchait avec sa mère. Un homme les dépasse d'un pas pressé (sans doute un résistant) et se fait abattre sous leurs yeux par des soldats allemands. Une boulangère fait alors entrer Germaine et sa petite fille dans sa boutique pour les mettre à l'abri. Elles y restent un moment avant que la situation dans la rue se calme.Juste après la libération, Germaine Granade donna naissance fin 1944 à un fils, Dominique Granade (nom donné en souvenir de son oncle Dominique mort à la guerre à 17 ans), qui mourut bébé. La transmission de ce prénom Dominique, à 3 générations d’aïeux, n'a donc pas porté chance à leurs derniers porteurs :- Les grands-parents de Germaine, les Pipon avait eu un premier fils cadet de leur fils aîné, qu'ils avaient appelé Dominique, et qui était mort à deux ans. Ils avaient à nouveau donné le prénom Dominique à leur fils cadet né en 1898 (mort à 17 ans à Verdun)- Le Grand-père de Jean et Dominique Pipon, l'architecte Joseph-Dominique Moreau, n'était pas mort très vieux, à 56 ans (à son domicile à Lyon, 5, rue Servient le 2 février 1895). La fille d’Edith, Germaine Granade/Pipon n'était plus préceptrice après son mariage, elle travailla notamment pour l'entreprise de son mari (qui avait hérité de ses parents d'une usine de fabrication d'albums-photo et autres articles dont il avait racheté les parts dans la société). Germaine Granade effectuait des "tournées" dans toute la France avec les catalogues des articles fabriqués (activité de représentante VRP). Germaine Granade/Pipon ne vit plus jamais sa soeur Zette, à partir de la fin de années 1930. Zette avait épousé d'abord un médecin militaire et était partit en Indochine. Il s'avéra que ce 1er époux était fou (ou réputé tel). La "tante Zette" divorça, et partit en Australie. Elle se remaria et alla vivre en Papouasie-Nouvelle-Guinée avec son 2nd époux qui était un colon. Zette ne revit jamais sa sœur, Germaine, avec qui elle était très proche, parce qu'elle ne put jamais revenir en France. Son mari était en effet "bigame" aux yeux de la loi français (il n'avait pas divorcé de son épouse précédente). Une visite en France aurait signifié la prison. La tante Zette put en revanche rendre visite à sa famille dans la périphérie de Manchester, la loi anglaise étant sans doute différente de la loi française. A partir du départ en Indochine de Zette, les liens entre les deux soeurs, Zette et Germaine, furent donc seulement épistolaires.Après la guerre, l’ex-mari d’Edith Robinson, Jean Marius Pipon, continua à vivre en Indochine (directeur des émissions en langue anglaise de Radio-Saïgon) jusqu'à l'indépendance. Il envoya une fois d'Indochine une paire de chaussures en cadeau à la fille de sa fille (Nellie Granade) qui ne le connaissait pas. Germaine se rendait fréquemment (avec sa fille Nellie) en Angleterre, à Stockport/Romiley (près de Manchester) où vivait sa mère Edith Robinson (morte dans les années 1960) et ses cousins anglais. Sa fille, la petite Nellie passa beaucoup de vacances anglaises à Stockport/Romiley chez sa tante Nellie (Auntie Nellie), sœur d’Edith Robinson, mariée (nom : Barnshaw), divorcée.Jean Marius Pipon rendit une visite, dans les années 1950, à sa fille Germaine Granade / Pipon (qui ne le connaissait pas) alors qu'elle était hospitalisée à Lyon, Germaine avait eu un grave accident au volant de sa voiture (plusieurs tonneaux), et passa 6 mois à l’hôpital. Germaine Pipon se rappellera par la suite d'un homme élégant, avec une canne, se présentant, un peu gêné, "bonjour, je suis votre père".Jean Marius Pipon est mort en décembre 1960, dans les Pyrénées d'un cancer de la gorge.Edith Robinson se rendit en France au mariage de sa petite-fille Nellie, le 31 octobre 1963, à Lyon, un mariage avec un étudiant, qui avait grandi au Maroc (pied-noir), Jean Menjoulet, que Nellie avait rencontré à la fac.La fille d’Edith, Germaine Granade/Pipon s'est suicidée 3 semaines après le mariage de sa fille Nellie, le 21 novembre 1963 à La Mulatière, près de Lyon, en se noyant dans le bassin du jardin de la maison familiale. Elle avait 56 ans, et affrontait des problèmes de santé ainsi qu'une "mauvaise entente" avec son époux qui se remaria assez peu de temps après la mort de sa femme. Concernant ses problèmes de santé, on lui avait enlevé la moitié de l'estomac et elle avait été par ailleurs auparavant en but à un certain machisme des médecins (typique à cette époque) qui ne prenaient pas au sérieux la parole de leurs patientes et la réalité de leurs problèmes médicaux, considérant qu'il s'agissait de phénomènes psychologiques propres au femmes victimes soi-disant de "leurs nerfs". De cette attitude misogyne des médecins, sa fille Nellie en avait été très fâchée et s'en rappelle très bien.Edith Robinson est morte quelque temps plus tard (années 1960), après la mort de sa fille, en Angleterre. |
| 撮影日 | 1906-01-01 00:00:00 |
| 撮影者 | Jeanne Menjoulet , Paris, France |
| タグ | |
| 撮影地 |

