Déols (Indre) : 無料・フリー素材/写真
Déols (Indre) / sybarite48
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| 説明 | Déols (Indre).Abbaye Notre-Dame de Déols ou abbaye NotreDame de Bourg-Dieu. Ancienne abbaye bénédictine, fondée en septembre 917, maintenant très largement en ruines. L'abbaye est placée sous l’autorité directe du Pape (et non de l’Evêque de Bourges).Ebbes le Noble, seigneur de Déols et prince du Bas-Berry, imite son suzerain Guillaume d'Aquitaine en décidant de la fondation d'une abbaye sur le modèle de celle de Cluny, en 917.La gestion de ce nouveau monastère voulu puissant et réformateur est alors confiée à Bernon, déjà abbé de Cluny, qui lègue à son disciple Odon les deux établissements en 927, à sa mort. Vers 934, Odon, le deuxième abbé de Déols, ainsi que de Cluny, réputé comme un excellent réformateur de monastères, obtient du pape Jean XI le droit de recevoir ceux qui souhaiteraient quitter leur monastère d'origine pour rejoindre celui de Déols « dans le but de mener une vie plus parfaite ».Mème si par la suite les abbatiats sont bien distincts, et bien que les coutumes clunisiennes ne soient pas systématiquement appliquées à Déols, des liens étroits unissent ces « abbayes sœurs » tout au long du Moyen Âge, jusqu'à ce qu'une bulle du pape Grégoire XIII sécularise Déols en 1622.Vue d'ensemble du complexe abbatialDe l'église romane originelle, d'une longueur de 113 mètres, subsistent d'impressionnants témoins, notamment l'un des clochers, les vestiges du narthex et du collatéral nord tous ornés de belles sculptures. Autrefois semi-enterrée sous le chœur, une crypte à sept chapelles rayonnantes se trouve aujourd' hui sous la route menant à Issoudun.Les bâtiments conventuels se rappellent à nous par leurs arcades gothiques et une belle salle voûtée, qui est aujpurd'hui l'accueil du musée lapidaire. Cet ensemble prend place dans une cité qui conserve de nombreux vestiges médiévaux, comme la porte de l' Horloge du XVe siècle et l'église Saint-Étienne (XIIe-XVe siècle).Cluny en EuropeC'est en 910 qu'est fondée l'abbaye bénédictine de Cluny, en Bourgogne. De centre de réforme d'importance régionale, elle devient une véritable Eglise (Ecclesia Cluniacensis) au XIe siècle ; son réseau de plus de 1800 «lieux clunisiens» épouse en effet les dimensions de la Chrétienté, jusqu'à Jérusalem !Cluny est un creuset de renaissance et de création sur les plans spirituel, artistique, social et économique. Elle accompagne et infuse le développement de la société médiévale et marquera à jamais le continent européen de son empreinte. Ce rayonnement extraordinaire se traduit à Cluny par la construction de la plus grande église abbatiale de tous les temps, aux XIe-XIIIe siècle : "la Maior Ecclesia". L'ordre de Cluny est supprimé à la Révolution française.Déols, site clunisienDéols conserve, comme des centaines d'endroits en Europe, la mémoire du rayonnement de l'abbaye de Cluny, entre le Xe et le XVIIIe siècle. Ici se trouve une parcelle de l'héritage de cette extraordinaire histoire européenne. Déols est une étape du réseau des Sites clunisiens.Le NarthexComme toutes les grandes églises de pèlerinage, l'église abbatiale était précédée d'un narthex. Il correspond à l'entrée du bâtiment et permettait aux fidèles laïcs d'être dans l'édifice pendant les offices. La nef et le chœur de l'église abbatiale étaient réservés aux moines.Surmonté d'un étage, le narthex était encadré par deux petits clochers.La trace de l'escalier menant à l'étage est encore visible sur le mur du clocher.Sur la corbeille d'un grand chapiteau est représenté Daniel dans la fosse aux lions, célèbre chapiteau historié caractéristique de la sculpture romane.Un fragment de bas-relief, provenant du tympan du portail occidental du narthex dont il aurait formé le linteau, est conservé au musée du Site clunisien. Ce fragment est la partie gauche d'une Cène, haute de 1,63 m et qui aurait mesuré 9 m si elle avait comporté treize personnages.Aujourd'hui la rue de l'abbaye traverse entièrement le narthex.Le clocherL'abbatiale de Déols possédait sept tours et clochers : un clocher central au-dessus de la croisée du transept, deux tours sur les côtés du chœur, deux clochers flanquant la première travée de la nef et deux tours élevées à la façade du narthex.Le seul clocher qui subsiste se dressait au sud de la première travée. Il est carré depuis sa base jusqu'à la naissance de la flèche. Le rez-de-chaussée est aujourd'hui sensiblement enterré.Sa structure est verticale et divisée en plusieurs étages.Il est possible de gravir les 90 marches d'époque et d'admirer le panorama sur la ville. Pour les modalités d'accès, se renseigner à l'accueil du musée du Site clunisien.La nefLa nef mesurait 113 mètres de long et 29 mètres de large (le vaisseau central mesurait 12 mètres de large).Des témoins des parties hautes de la nef, triforium, départ de voûte, se voient encore au flanc Nord du clocher. Le murgouttereau Sud, rasé à mi-hauteur et dépouillé de ses parements, subsiste sur toute sa longueur et montre l'arrachement des piles.La nef, voûtée sur croisée d'ogives, communiquait par des arcades en tiers-point avec les bas-côtés couverts de voûtes d'arêtes.Pour évoquer le plan de la nef, des structures métalliques ornées de chèvrefeuille sont installées à l'emplacement de plusieurs piles de la nef côté sud et reprennent leur coupe. Le dessin des voûtes fait l'objet d'une projection partielle au sol.Travée du bas-côté nord de la nef et chapelle des Miracles.Sept travées encadraient les bas-côtés. Il est possible d'observer ici, en plus du décor sculpté, le dallage d'origine et en déduire, par la profondeur, l'importance des déchets de démolition et des terres rapportées. Des différences de niveau sont visibles sur tout le site pouvant aller jusqu'à 3 m.C'est à cet emplacement qu'a été construite la chapelle des Miracles, adossée à l'église abbatiale à l'endroit même où eut lieu le miracle de Déols en 1187.Des fragments du magnifique tympan et une clef de voussure provenant du portail latéral Nord détruit avec la chapelle des Miracles en 1830 sont conservés au musée lapidaire.Au printemps 1187, le Berry fut une fois de plus le cadre de l'affrontement des Maisons de France et d'Angleterre. Lorsque Richard Cœur de Lion apprit que le roi de France s'était emparé d'Issoudun, il donna l'ordre à ses troupes de brûler Déols et de détruire le monastère bénédictin qui s'y trouvait.Le samedi 30 mai, à la tombée de la nuit, la situation devint critique. Les villageois se regroupèrent devant le portail septentrional de l'église abbatiale et prièrent la bienheureuse Vierge Marie dont une sculpture peinte se trouvait au dessus du portail, provoquant les railleries de quelques mercenaires appartenant au corps d'armée de Richard.Une pierre jetée par l'un des soldats sur la statue de la Vierge brisa le bras de l'enfant Jésus qui tomba à terre. Un flot de sang jaillit du bras mutilé! Quant à l'auteur du sacrilège, il s'effondra sans vie sur le sol. La rumeur se répandit pendant la nuit parmi les soldats de Richard Cœur de Lion, créant une véritable psychose. Cet événement entraîna une trêve entre les deux armées.Le TranseptIl s'étendait de part et d'autre du chœur et devait comporter, outre les deux tours, des chapelles secondaires.Un grand clocher central de 55 m se trouvait à sa croisée.En 1970 à l'occasion de travaux menés à l'intérieur d'une cave voûtée dont une pierre du parement intérieur porte la date gravée de 1807, une chapelle orientée fut découverte, à l'emplacement du transept de la grande abbatiale. De même axe et de position légèrement débordante par rapport au prolongement du bas-côté Nord, cette chapelle pourraitcorrespondre à l'absidiole nord d'un chœur plus court que celui de la grande église abbatiale.Une église antérieure à la grande église, mais de dimension moindre, serait tout à fait envisageable.Vestiges visibles uniquement lors des visites guidées organisées par le musée du Site clunisien.Bas-côté sud de la nefSuivant l'usage habituel, une porte mettait en communication la dernière travée du bas-côté Sud avec le cloître. Cette porte subsiste encore, visible côté cloître.Seule une grille permet de la visualiser côté nef à cause de l'importance du remblai et des terres rapportées.Particulièrement riche par son décor, cette porte permettait aux religieux de descendre du dortoir vers l'église à l'heure des Vigiles qui sont célébrées la nuit. Cette porte, ouvrant de l'obscurité du cloître vers le chœur illuminé, revêtait uneimportance particulière dans la vie des moines.Le ChœurLe sanctuaire formait un hémicycle tracé par six colonnes. Il était couvert, ainsi que le déambulatoire, de voûtes sur croisée d'ogives. Les chapelles voûtées étaient éclairées par deux fenêtres. Un grand escalier de dix marches mettait en communication le transept et le chœur.Le chœur est généralement orienté vers l'Est, ce qui n'est pas le cas ici mais exactement vers le Nord-Est. Il faut rechercher la cause de cette anomalie dans les difficultés qu'éprouvèrent les moines à édifier leur monastère entre l'Indre, une prairie marécageuse et les constructions du bourg de Déols.La crypteActuellement sous la route d'Issoudun, la crypte reproduit à l'identique le plan de l'église Elle comprend une longuesalle centrale qui correspond aux deux travées et au rond-point du chœur, un déambulatoire communiquant avec le transept de l'abbatiale par deux étroits couloirs coudés et des rayonnantes.Des relevés méticuleux effectués au moment de la fouille des années 1925-1926 ont révélé une crypte d'une dimensionimpressionnante, la classant parmi les plus grandes cryptes d'Europe.Elle est aujourd'hui encore pleine de décombres de l'église haute et on ne peut pas la visiter.Un plan de sauvegarde est en cours ainsi qu'une étude pour la rendre accessible.La salle du trésorCette mystérieuse salle, aujourd'hui semi-enterrée, daterait du XIIème siècle. Située juste à côté de la chapelle des Abbés, elle est couverte d'une voûte d'arêtes ; elle serait la salle du Trésor de l'abbaye Notre-Dame de Déols.Cette salle permettait de mettre en sûreté, outre les actes de propriété, des objets précieux et, lors des périodes d'insécurité, certaines reliques.Au Palais des Papes à Avignon existe également une salle dite du Trésor Bas, où les actes de propriété et les objets précieux étaient enfermés dans des coffres maçonnés enfouis au ras du sol.Cette salle est visible lors des visites guidées organisées par le musée du site clunisien.Le jardin médiévalCe jardin, inspiré par les traités d'horticulture médiévaux, est composé de 12 carrés, plantés et ceints de plessis, symbolisant le nombre des Apôtres dans la religion chrétienne. Le cheminement proposé, de la rue jusqu'au cloître de l'ancienne abbaye, est emprunté à l'imaginaire médiéval dans une représentation symbolique, passant de la Terre au Ciel par l'Amour.Trois parties se distinguent :Le jardin des Simples - II est composé de plantes dites "simples" utilisées dans la pharmacopée médiévale (une seule espèce utilisée par remède en opposition au remède composé de plusieurs plantes).Les quatre carrés représentent la Terre séparés par des allées symbolisant le Tigre, l'Euphrate, le Nil et le Gange, et convergent vers une fontaine.Le jardin d'Amour - Inspiré par la poésie médiévale et le thème de l'Amour courtois, ce jardin est une invitation à deviser le monde autour de la rose.Le jardin Céleste - Il est dédié à la Vierge Marie, symbole de l'abbaye Notre Dame de Déols, rappel du Miracle qui s'y est produit en 1187.Ces carrés reprennent les plantes issues des représentations mariales du Moyen-âge et du début de la Renaissance.Tout comme ses homologues médiévaux, l'ensemble du jardin est construit pour flatter les sens ; le jardin doit être plaisant à la vue et les plantes sont choisies pour flatter l'odorat et le toucher.Respectueux du développement durable, frugal en eau, ce jardin attire aussi les insectes utiles à la pollinisation.(Panneaux sur le site) |
| 撮影日 | 2025-01-20 13:23:46 |
| 撮影者 | sybarite48 |
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| 撮影地 | Arrondissement de Châteauroux, Centre, France 地図 |
| カメラ | PENTAX KP , RICOH IMAGING COMPANY, LTD. |
| 露出 | 0.006 sec (1/160) |
| 開放F値 | f/5.6 |
| 焦点距離 | 55 mm |

