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説明Olbia de Provence de l’époque grecque à l’époque romaineJ’utilise une abondante documentation CNRS tirée de l’ouvrage fondamental “Olbia de Provence à l’époque romaine”, sous la direction de Michel Bats, Études massaliètes n°9 (476 pages), ainsi que les remarquables aquarelles d’illustration (reconstruction à partir des données scientifiques), la plupart signées J.M-Gassend (CNRS), disposées sur le site et qui ont été présentées dans un Carnet de visite (Ville d'Hyères, musée et communication). Le second tome de Michel Bats, “Olbia de Provence à l’époque grecque”, est annoncé. Les fouilles "de dégagement" menées par Coupry antérieurement (au milieu du XXe siècle) ont "dégagé" le plan de la ville, mais malheureusement détruit toute possibilité de connaître la vie des habitants dans les parties ainsi "dégagées".Vers -600, Massalia est fondée par des colons Grecs venus de Phocée (près d’Izmir, actuelle Smyrne, Asie Mineure, en Turquie). Les premières traces d’habitat grec, à Marseille, sur la butte Saint-Laurent, reposent sur un sol vierge, la région est alors peuplée d’autochtones, les Ségobridges. Ceux- ci entretiendront des rapports plus ou moins conflictuels avec les colonisateurs. Ces Phocéens contrôlent le commerce maritime en Méditerranée, au moyen d’une série de colonies qu’ils implantent après Massalia : Agathe Tychè (Agde), Olbia (Hyères), Antipolis (Antibes), Nikaïa (Nice), Alalia (Aléria), jusqu’en Espagne avec Emporion (Empúries). Les grecs vont chercher en Espagne or, argent, cuivre et étain. Les Phocéens sont en concurrence, en Méditerranée, avec les Phéniciens (Liban), les Étrusques et les Carthaginois.Vers -325, la grande ville grecque de Massalia (Marseille) envoie des Massaliotes fonder à Olbia une colonisation fortifiée offrant un relais et un abri aux navires de commerce, qui subissent la piraterie des Ligures (côte italienne autour de Gènes) et des Carthaginois. L’établissement, pour une population de 700 à 800 habitants à cette époque, suit un plan strict qui divise l’espace en îlots égaux, destinés à un peuplement populaire, sous l'égide directe de la cité de Massalia. Le mur d’enceinte est large de plus de 3,40m à la base, il est constitué de deux murs accolés (technique inconnue en Grèce), il est probablement haut de 7m (photos 1_10 et 1_11), partie haute en briques de terre crue (photo 1_12). L’enceinte, carrée, s’ouvre sur la Grande porte, et la Grande rue est-ouest mène en montant au secteur du Puits central, puis au sanctuaire grec d’Artémis, protectrice de Massalia (tout au fond contre le rempart). Le second axe principal, nord- sud, passant par le Puits central, monte au sanctuaire d’Aphrodite, et, par la suite, aux Thermes du nord (construits sous influence romaine, au début du 1er siècle, à usage local). Ces axes déterminent ainsi quatre groupes de dix îlots identiques (photo 1_09), à l’exception d’une partie des îlots côté mer plus courts, les récentes fouilles ayant montré que le mur d’enceinte comporte un renfoncement (photos 1_06 et 1_09a). Chaque îlot est découpé, dans sa longueur, en trois logements égaux de 120m2 (deux logements pour les quelques îlots courts). Y vivent des colons, pêcheurs et agriculteurs (7 en moyenne, occasionnellement soldats quand il le faut), dont probablement 30% d'esclaves que les fouilles ne permettent pas de différencier. Les maisons sont de plain-pied, avec un toit plat en tiges de roseaux recouvertes d’un enduit de terre (photo 4_06).En -49, César prend Marseille aux Grecs et toute la région se romanise. La population d'Olbia chute à 200 ou 300 habitants (départs ou expulsions?), on rase tout, on remblaie et on reconstruit, sur le même plan, une ville qui change de statut : d'une cité de résidents colons on passe à une ville de services tournée vers une clientèle extérieure. Les îlots inhabités sont remblayée et laissés en espaces libres. De nombreuses boutiques s'installent sur la rue principale, qui devient un axe commerçant. Les maisons ont parfois un étage, avec escalier d’accès (photos 4_07 à 4_09), les toits ont une charpente à faîtière centrale (photos 3_15 et 3_17), ils sont recouverts de tuiles. Après destruction du rempart sud (probablement par la mer), de très grands thermes (plus de 1000m2, photo 1_06, contre 170m2 pour les Thermes du Nord) sont construits. Les eaux thermales proviennent de San Salvadour, proche (restes d'aqueduc au départ et à l'arrivée, aujourd’hui perdus). Une jetée (traces en mer, photo 1_03) permet l’installation d’un port assez important équipé d’un quai maçonné. En contrebas de la route, on aperçoit ces fouilles récentes des Thermes du sud, aujourd’hui recouvertes (photos 1_05, bâches de protection). L’activité reste intense dans la première moitié du Ier siècle, elle diminue vers +100, le déclin prononcé débute vers +300. Située en dehors des grands itinéraires routiers, la cité se dépeuple, jusqu’à l’abandon d’Olbia vers +600. Le port sert à l'exportation des produits locaux : produits agricoles, plusieurs domaines viticoles à La Crau, Cuers, Hyères, un potier d'amphores vinaires à La Crau, plusieurs domaines de production d'huile d'olive à Costebelle, aux Borels, à La Garde, à La Londe. Olbia sert aussi de marché pour la vente des importations : vins d'Italie, de Crète, de Cnide (Turquie au nord de Rhodes), de Tarasconnaise, de Bétique (sud Espagne), sauces et salaisons de poissons de Bétique et de Maurétanie Tingitane (Maroc vers Espagne), huile de Bétique et d'Afrique, vaisselle d'Italie et de Gaule (La Graufesenque, vers Millau), briques et tuiles d'Italie et de Narbonaise, marbres, porphyre etc. Au début de l’époque romaine, l’archéologie le montre, l’économie se caractérise par une importation très massive de vins italiens en terre gauloise, alors qu’à l’époque tardive ce sont les vins gaulois que l’on importe très massivement en Italie. Croissance de l’économie romaine dans un premier temps, décroissance ensuite : la croissance de la taille des os s’est révélée être un traceur archéologique de la croissance économique (les personnes se nourrissant mieux grandissent). On sait aussi qu’en terre gauloise on exporte massivement des esclaves vers l’Italie, mais, contrairement à celui du vin dont on a les amphores, ce commerce n’a pas laissé de traces.L’épave de la Madrague de Giens (milieu du 1er siècle), est construite sur bordées, proue concave et poupe convexe, longue de 35m retrouvés soit 40m probablement en tout, large de 9m, à 2 mâts, de formes élancé à l’arrière et plus pleines à l’avant, au centre de carène avancé (photo 0_02a). Elle pouvait transporter 375 tonnes de fret (elle dépasse tous les autres navires de cette époque connus). Elle transportait 6000 amphores de vin marquées en provenance de Campanie et du sud du Latium, principalement du vin de Cécube, très renommé. La pompe de cale avait été récupérée après le naufrage par les Romains, par 18m de fond.Photos 1_ : Thermes du sud, enceinte, porteLes thermes du sud (photos —ø{ et 1_06), fouillés par Michel Bats, sont aujourd'hui recouverts à des fins de protection. L’enceinte (165m de côté, photo 1_10, on peut agrandir) est édifiée à l’origine en gros blocs coincés au moyen de pierres de calage (photos 1_13 à 1_15). Elle est partiellement reconstruite vers -200 en gros blocs rectangulaires parfaitement jointifs (photos 1_16). L’unique Porte d’Olbia est en chicane (photos 1_19 à 1_21) avec un mur s’appuyant sur une tour à droite (photo 1_22). Traces de roues de chars dès l’entrée (photo 1_22, flèches rouges). À l'époque romaine, les fortifications perdent leur importance, la chicane est détruite au profit d'une entrée directe en ligne droite, entre deux tours. La technique romaine de construction utilise un liage par du mortier blanc, facilement repérable (photo 1_17). Photos 2_ : Grande Rue, secteur entrée Secteur de l’entrée, Grande Rue (photo 2_01), déflecteur de roues avec traces d'usure (photos 2_02, et 2_01 en bas à gauche), traces de roues (photos 2_03 et 2_04). La voie est dallée de grosses pierres à l'intérieur sur quelques mètres, jusqu'au niveau d'une maçonnerie de gros blocs, de part et d'autre de la chaussée (photos 2_01 et 2_05). À gauche en entrant, bloc gravé du nom de la déesse de la mer (photos 2_08 et 2_09), culte d'inspiration gauloise. Ce bloc, gravé de face et sur le côté droit, était probablement posé sur le pilier qui jouxte (photos 2_12 et 2_15), et la partie dallée de la chaussée peut-être surmontée d'une voûte (c'est une hypothèse). Les blocs non identifiés sont laissés là où on les a trouvés. À droite en entrant, dans la maison adossée au rempart, on note une embase de colonne (photos 2_16 à 2_18) d’un probable bâtiment public à portique. À gauche, on reconnaît des boutiques à leur seuil rainurés (photos 2_13 et 2_21). La photo 2_13 montre les différences de niveau correspondant aux deux époques : époque grecque en bas (pavage), niveau remblayé à époque romaine en haut (seuils de boutiques avec rainures). L’ensemble du site a fait l’objet d’importants travaux de rénovation (photos avec herbe avant, sans herbe après) et de consolidation : certains seuils menaçaient de s'effondrer et le ciment rajouté en dessous, facilement identifiable, assure la conservation de la construction (photo 2_13). Un projet devrait permettre le passage du public dans la Grande Rue (photos 2_28a). Murs en petit appareil et mortier, d’époque romaine (photo 2_19). Après l’entrée, tout le côté gauche est occupé par des boutiques (seuils rainurés, photos 2_21 et 2_22), à fermetures de panneaux coulissants (photos 2_23 à 2_26). Dans l’une d’elles subsiste un fond de dolium derrière le seuil (photo 2_27). Les travaux de consolidation ont permis le relevage de murs (photo 2_38). Ils ont malheureusement placé une partie du trottoir (photo 2_31) avec pilier de portique (photo 2_30) trop haut de 10cm (voir photo 2_32). Contre le rempart à gauche, au sud de l’entrée, les fouilles dégagent une surface probablement artisanale (photos 2_33 à 2_37), peut-être un pressoir à huile (époque romaine tardive, de +100 à +300). À droite en entrant tout au fond, un bassin (réserve d’eau) enduit à l'intérieur d’un béton de tuileaux étanche a été trouvé, avec encore en place son tuyau de plomb à la base (photos 2_39 à 2_43). Dans cette rue principale, des fouilles complémentaires viennent d'être réalisées localement par Michel Bats afin de préciser certains agencements de l'époque grecque (photo 2_06 en bas à droite). Photos 3_ : Îlot VI, secteur de l’entrepôt Fouilles Michel Bats (CNRS). La partie commercialisation se fait sur la Grande Rue (photos 3_04 et 3_12) et comporte trois bassins d’eau (photos 3_05 à 3_11). À l’époque romaine, vers +20, l’entrepôt est détruit par un incendie et il est abandonné tel quel. Les poutres carbonisées, restées en place au sol, permettent de déterminer la structure de la charpente et les tuiles cassées permettent d’identifier la couverture en tuiles. La maquette est présentée à l’entrée du site (photos 3_12 à 3_22). Les structures triangulaires de la charpente (photo 3_15) reposent, au moyen de longues poutres verticales, sur des socles de pierre qui jalonnent l’îlot VI sur toute sa longueur, en son milieu (photo 4_05). Les murs de pierre, dont on voit qu’ils se finissent à une certaine hauteur (photo 3_04), ne constituent que l’assise : ils sont surmontés par des murs en brique de terre crue, malheureusement disparus. Le plafond comporte une isolation en torchis (photos 3_16 et 3_21), dont une grande quantité de fragments cuits dans l’incendie sont parvenus jusqu’à nous. Les amphores (photo 3_17) portent les marques des producteurs de vins, elles sont en grand nombre (150), soigneusement rangées par provenance (productions gauloises très nombreuses, productions italiques, un peu d’huile de Bétique, en Espagne du sud). Outre les marques (inscrites sur le col) qui indiquent le contenu, l’analyse fine de l’argile et de la méthode de cuisson permet d’identifier l’origine des poteries. Ces abondantes informations mesurent les échanges commerciaux, qui se font principalement par voie maritime[2]. L’entrepôt est organisé en trois surfaces : la vente (sur la Grande Rue, photo 3_12), la réception (entrée de service située dans la petite rue, photo 3_13) et le stockage (sur étagères, photo 3_22). Il couvre la réunion de deux précédentes habitations de l’ilot (trace au sol du séparation photo 3_26, juste à droite de l’entrée de service). Vers l’entrée de service, le mur montre différentes réparations apportées au mur grec à l'époque romaine (pierres assemblées avec mortier photo 3_25). La stratigraphie permet de remonter (photo 3_28a) jusqu’à l’époque grecque. La maquette de stratigraphie (photos 3_29 à 3_32) montre comment on isole la fosse (qui n'appartient pas aux strates qu'elle recoupe) du sol aménagé, avec une fosse contenant des braises et une autre stockant de l'eau (photo 3_31). Le relevé des fouilles montre une activité artisanale initiale de métallurgie (photo 3_33 partie gauche en bas, avec soufflet de forge, foyer FY61166, phase 6A, de -40 ou -30 à +20). Plus à l’est, les réparations sont simplement liées à la terre (photo 3_39). Avec les pluies d’hiver, cette terre de liaison est fortement attaquée et ces structures risquent des éboulements. Les travaux de rénovation et de consolidation (photo 3_34) ont permis de stabiliser l’embase d’une colonne centrale de l’entrepôt (photos 3_34 et 3_35). L'ensemble du site a énormément gagné en lisibilité. Photos 4_ : Îlot VI, secteur de la maison Fouilles Michel Bats (CNRS). Ce pourrait être celle du propriétaire de l’entrepôt. On remarque la technique de construction en orthostates (photos 4_01 à 4_05) : de grosses pierres taillées assises verticalement assurent le maintien des murs. Reconstitution en dessin (photo 4_06) et en maquette (photos 4_07 à 4_10). En conclusion des fouilles, quatre périodes se dégagent dans la vie de la maison, entre les années -40, +20, +30 et +60 (photos 4_19 et 4_20). Les remblais successifs montent le niveau du sol, élévation qui se lit dans la hauteur comparée des seuils successifs du logement (seuil en haut porte époque romaine photo 4_04, seuil en bas porte époque grecque photo 4_07). Le bâtiment, d’abord de plain-pied, comporte une cour en L (secteurs 1, 3 et 4, photos 4_04 et 4_12) entourant une pièce au sol de béton de tuileaux (secteur 2, photos 4_10 et 4_11). Le foyer FY6328 est en plein air. Le secteur 6 est divisé en deux chambres et le secteur 5 (resserre, réserve ?) complète les 120m2 de la maison. La cour est boueuse et trois pierres plates posées au sol (photos 4_04, 4_13 et 4_15) facilitent les déplacements. La maison abrite probablement une famille de pêcheur. Après une période d’activité artisanale de forgeron, un escalier est installé en appui sur deux murs pour accéder à un agrandissement à l’étage (photos 4_04 et 4_16). Dans la dernière période, le secteur 5 devient lieu de vie (foyer FY61054 de la photo 4_21 période 6C2, photo 4_18). Photos 5_ : secteur du Puits central Situé exactement au centre de l’établissement d'Olbia, le puits (photos photos 5_01 à 5_08), profond de 8m, approvisionne toute la ville depuis sa fondation (-325) jusqu’à son déclin (+300). Il est maçonné, et équipé d’une margelle en grès taillé (photos 5_19 et 5_20). Les traces au sol de 4 poteaux de bois permettent d’identifier la superstructure de tirage de l’eau (photo 5_07b). L’installation est complétée par un abreuvoir (photo 5_03 et 5_05) et un petit bassin annexe (photo 5_20). Par la suite (chronologie photo 5_21), un portique borde les boutiques de la grande rue (photos 5_08 et 5_09). La petite place dallées (photo 5_04), a servi aux Grecs et aux Romains, toujours au même niveau. Les Romains ont remblayé beaucoup dans le bas, secteur de l'entrée, et pas du tout dans le haut, secteur du puits. La seconde boutique avant le puits (photo 5_11) est un thermopolium, c'est-à-dire une gargote bon marché où l'on boit et on mange debout devant le comptoir. Ce comptoir peint (photos 5_11 à 5_18) est le seul exemplaire qui soit parvenu jusqu’à nous en France. Il était en très bon état lors de sa découverte (photo 5_16 Coupry 1968), mais il avait été délavé par les intempéries au fil des années (photo 5_17). Il vient d’être complètement restauré. Le secteur est équipé d’un égout (photos 5_22 et 5_23). Photos 6_ : secteur des Thermes du nord Ils sont situés près du rempart (photos 6_01, 6_02 et 6_13b). La construction (170m2) date probablement de Tibère (début du premier siècle), reconstitutions sur les dessins (photos 6_03 et 6_09). On identifie la salle de chauffe au fond à droite (photo 6_07), le caldarium (bains chauds) avec son abside semi-circulaire (photo 6_10), le tepidarium (bains tièdes) en avant (photos 6_11 et 6_12), le petit bac du frigidarium (bains froids) pour s’asperger (photo 6_08). La piscine des bains froids, avec son béton de tuileaux, garde encore son enduit étanche rouge (restauré, photos 6_05 et 6_06). Elle a été recoupée dans la dernière période, signe de la diminution de la population. On entre par le vestiaire (photo 6_13a). Photos 7_ : Sanctuaires grecs : Artémis, Aphrodite, Aristée Situés respectivement au bout en haut de la Grande rue est-ouest et au bout en haut de la rue principale nord-sud, les deux sancuaires d'Olbia, dédiés à Artémis et Aphrodite, sont bâtis contre le rempart. Ces divinités protègent probablement la ville au même titre que le rempart. Dans le cadre d'une recherche d'envergure, des fouilles sont prévues dans ces deux secteurs ainsi que sur le secteur du sanctuaire d'Aristée (tombolo est).Le sanctuaire d'Artémis fermait la rue principale (photo 7_02, contre-champ photo 7_02a) tout en haut, débordant de façon symétrique d'une moitié d’îlot, largeur imposante qui se voyait depuis la Porte (reconstitution photo 7_01, site photos 7_02 à 7_04). Il a été entièrement remblayé par les Romains. La restauration en cours (protection du haut des murs) concerne les maisons (7_04 et contre-champ 7_04a, 7_05 à 7_06b) et le temple d’Artémis. Le sanctuaire d'Aphrodite s’est réduit au fil du temps à un tout petit espace accolé au rempart (photos 7_07 et 7_08), puis il a été fermé avec un cérémonial particulier (photo 7_08b) : on conserve la dalle d'offrandes portant le nom d’Aphrodite, on y laisse l'ensemble des coupes ayant probablement servi à un rite (traces d’un contenu de laitage avec des herbes) et on ensevelit le tout.Situé au lieu-dit La Badine sur la Presqu’île de Giens, le Sanctuaire d’Aristée (photos 7_08 à 7_011), fondé par des grecs vers -200, fait partie du monde culturel d’Olbia. Le dieu grec mineur Aristée est associé à l’activité pastorale (cailler le lait, cultiver les oliviers, élever les abeilles). Le sanctuaire est un gros rocher au pied duquel les fouilles ont mis à jour 40 000 fragments de poterie. Le patient travail de recollage sous la direction de Michel Bats a permis de déchiffrer des inscriptions votives de 230 individus, 206 étant des noms grecs, 22 des noms gaulois et 2 des noms latins seulement (dont 70% d’hommes). Probablement une bonne part venait d’Olbia à pied par le tombolo : ces noms donnent donc un premier visage aux habitants d’Olbia. Le vase de Poulymakkos tend à accréditer la présence d'un enclos et d'un autel sur le sanctuaire : « M'a consacré dans l'enclos d'Aristée, contre l'autel, Poulymakkos, fils de Dias, membre de la profession des charpentiers ». Au XVIe siècle, une tour de guet (Tour de l’Acapte, photo 7_12) a été construite sur le rocher. Un projet dans le cadre d’une demande de classement Grand Site permettrait l’accès au public, aujourd’hui malheureusement empêché par une propriété privée et n’étant possible qu’en visite guidée à l’occasion des journées de l’Archéologie. Source :fr.wikipedia.org/wiki/Sanctuaire_d%27Arist%C3%A9e_%C3%A0_... Photos 8_ : l’Abbaye cistercienne Construite en 1221, elle est occupée jusqu’à la fin du XIVe siècle. Deux nefs subsistent (photos 8_02 et 8_03, reconstitution photo 8_01) : un agrandissement (à gauche, avec son entrée séparée, réservée à la population des convers) de la première construite (à droite, réservée aux moniales (abbaye bénédictine). Les gros blocs photo 8_04 sont des parties de voûte, tombées lors des fouilles de Coupry. Une fouille locale plus profonde dévoile, sous l’abbaye, un trottoir et une habitation grecque (photo 8_04a). Le secteur de l’abbaye permet d’apprécier tous les niveaux de la stratification, depuis l’époque grecque (photo 8_13) jusqu’au sol actuel, en passant par l’époque romaine (mortier blanc Coupry, photo 8_11, après consolidation photo 8_12). Le cimetière, derrière l’abbaye, a livré de nombreuses tombes du XIIIe et XIVe siècle (400 tombes des moniales et personnel jouxtant l'abbaye, en haut du secteur, tout récemment fouillées). Des restes d’un enclos paléochrétien ont été tronqués par la construction de l’abbaye. Ils contenaient deux sarcophages (photo 8_14 de l’un d’eux). Les tombes de moniales viennent d’être fouillées (photo 8_15), mettant au jour des tombes maçonnées dans le partie dominante (photo 8_15a), avec un pourrissoir (trois dalles transversales sur lesquelles on pouvait laisser les corps, derrière l’arbre à gauche). Une large terrasse a été nivelée, limitée par un mur de soutènement et close par un rehaussement du mur d’enceinte (photo 1_20, arrière plan à gauche). Photos 9_ : Dolmen de GaoutabryLe Dolmen de Gaoutabry, au nord de La Londe-les-Maures, est le plus grand des 60 dolmens du mégalithisme varois. Sur la D88 qui mène de La Londe-les-Maures à Pierrefeu, on trouve rapidement la piste Notre Dame des Maures à droite (photos 9_01 et 9_02) et il suffit de suivre le fléchage. Les grandes dalles de schiste dressées (orthostats) proviennent du voisinage, qui en regorge. Elles sont très minces, ce qui exclut la possibilité d'une couverture en grandes dalles. L'existence d'échancrures (photo 9_12) suggère qu'il y avait peut-être des poutres en bois et une couverture légère, mais cela n'est qu'une hypothèse. Le monument est aligné sur le soleil couchant au solstice d'hiver. L'emplacement, très dominant, se voit de très loin. Le site est très bien restauré, présenté sur une borne avec une excellente documentation (photos 9_15 à 9_25). Découvert en 1876 et fouillé avec les moyens de l’époque, le dolmen contenait les restes calcinés de 34 personnes et des offrandes: fragments de vases, lames, poignard, pointes de flèches, fragment de hache en pierre polie, perles. Ce mobilier, dont toute trace de bois est perdue, pointe vers deux périodes d’utilisation successives : -2 800 (fin du Néolithique) et -2 000 (Chalcolithique). Le monument est à mettre en rapport avec des vestiges d’habitat dans la vallée de Ginouviers et le vallon de Tamary, dont les 34 personnes ainsi honorées représentent une petite élite seulement, distinguée au sein de la population par un monument à la fois ostentatoire dans son emplacement et reconnu d'utilité publique. Ce caractère inégalitaire est caractéristique d’une organisation sédentaire avec stockage à grande échelle, comme l’a montré Alain Testart (“Les chasseurs-cueilleurs ou l’origine des inégalités”, Société d’ethnographie, 1982), beaucoup plus que de l’invention de l’agriculture comme on le dit trop souvent. Du Néolithique aussi date probablement la Pierre à Cupule de la rue Saint-Pierre dans les hauts d’Hyères (photos 9_26 et 9_27). La signification de ces cupules creusées et reliées par des rigoles reste inconnue. De telles pierres à cupules se trouvent assez souvent dans les Alpes. L’une d’elles est exposée dans le parc du Musée de Neuchâtel.Boîtier Canon EOS 7D, zoom Sigma 17-70mm f/2,8-4,0 stabilisé. Travail sous Gimp, panoramas de plusieurs photos sous PTGui (on peut agrandir fortement).
撮影日2022-08-17 15:47:28
撮影者cvalette
撮影地


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