Saint-Jacques-des-Guérets (Loir-et-Cher) : 無料・フリー素材/写真
Saint-Jacques-des-Guérets (Loir-et-Cher) / sybarite48
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| 説明 | Saint-Jacques-des-Guérets (Loir-et-Cher)L'église Saint-Jacques.La Crucifixion : le Christ est représenté sur une croix pattée, mi-partie émeraude, mi-partie noire, ornée de cabochons ; la Vierge et saint Jean se tiennent de part et d'autre.Au registre inférieur, la Résurrection des morts est accompagnée d'un ange vêtu d'un manteau bleu à l'ample drapé.(Voir panneau sur le site)C'est un édifice fort simple, composé d'une nef unique et d'une abside semi-circulaire légèrement en retrait. Il est éclairé par des fenêtres en plein cintre profondément ébrasées, trois de chaque coté de la nef et trois à l'abside, du moins à l'origine.Le portail occidental est percé dans un massif rectangulaire, flanqué de deux oculi surmonté d'un glacis amorti sur une corniche soutenue par des modillons sculptés : masques grotesques, sirène, tête de femme.Les trois archivoltes du portail en tiers-point, ornées chacune d'un tore et d'un rang de feuilles plates sculptées dans une gorge, sont extradossées par un larmier décoré de fleurettes et retombent de chaque côté sur trois colonnettes dans les retraits des piédroits. Une seule d'entre elles est d'origine. Ce portail est plus récent que l'ensemble de l'église.A l'intérieur, l'édifice n'a jamais reçu de voûtes; le vaisseau et l'abside sont couverts d'un lambris du XVIe siècle, à entraits et poinçons moulurés, conservant des restes de peintures décoratives.La première fenêtre de la nef est transformée en niche. Il ne subsiste que deux fenêtres dans le mur de l'abside, Ia fenêtre ayant été de plus remaniée.L'abside fut masquée en 1722 par un retable de pierre qui fut enlevé en 1890. La suppression de ce retable donna la surprise de découvrir dans l'ébrasement de la fenêtre centrale plusieurs statues de bois peint, ou de pierre.Mais cette église est célèbre par le remarquable ensemble de peintures romanes que l'abbé Haugou, curé de Troo, y a découvert en 1890 et 1891, un des plus complets de cette vallée du Loir, si riche en œuvres de ce genre.Ces fresques sont datées d'une époque voisine de l'avènement de Philippe Auguste (1180), ou de la seconde moitié du XIIe siècle.Les peintures muralesL'église étant dépourvue de voûtes, les artistes ont utilisé le mur semi-circulaire de l'abside de chaque côté de la fenêtre axiale, elle-même ornée des images de saint Georges et de saint Augustin, pour y faire figurer une crucifixion et un Christ en majesté, deux magnifiques compositions évoquant sans doute des pages peintes de manuscrit sur une échelle agrandie.Le Christ en croix. À gauche de la fenêtre, le Christ en croix, à ses côtés la Vierge et saint Jean et dans les cantons supérieurs le soleil et la lune se voilant la face. La croix mi-partie émeraude et noire, aux extrémités pattées, est bordée d'une bande jaune semée de cabochons comme s'il s'agissait d'une croix d'orfèvrerie. La Vierge est dans une attitude recueillie et priante, les mains jointes; saint Jean de sa main gauche recouverte par le manteau tient son Évangile : « Ils regardent Celui qu'ils ont transpercé » (Jn 19, 37), de sa main droite, il soutient sa tète. On lit l'inscription IOANES de chaque côté du nimbe.Le Christ, le corps légèrement bombé droite, vêtu du perizonium, étend les bras presque à l'horizontale. Ses deux pieds, en rotation externe, sont cloués sur le suppedaneum. Sa tête, très noble, est celle d'un vivant alors qu'il a été transpercé. Ses cheveux tombent sur les épaules et le nimbe crucifère est simplement dessiné. Les figurations du soleil et de la lune sont identifiables par les inscriptions placées verticalement le long de la partie supérieure de la croix. Les deux personnages trouant l'obscurité symbolisée par les nuages festonnés s'inclinent vers la croix et d'un beau geste s'apprêtent à se couvrir le visage. La tête du soleil est nimbée d'un disque sombre orné de rayons; celle de la lune d'un disque bleu clair. L'ensemble est encadré d'une bande losangée jaune, bleue et verte. Les personnages se détachent sur le fond blanc du lait de chaux de la fresque.Plus bas, une sorte de prédelle montre près d'un ange assis les morts qui sortent de leur tombeau (Mt 27, 52). Certains soulèvent leur couvercle. Les sarcophages sont plus larges à la tête qu'aux pieds et la cuve ainsi que les couvercles sont ornés de la taille en feuille de fougère qui caractérise les tombes du haut Moyen Age. Le peintre aura voulu imiter les sarcophages de vieux cimetières et particulièrement de celui qui entoure encore l'église.Le Christ en gloire. Du côté opposé, également dans un grand cadre rectangulaire, le Christ en gloire est représenté, selon l'usage, trônant dans une mandorle elliptique qu'entourent les quatre figurations symboliques des évangélistes désignés par les inscriptions.Le Christ, assis sur un fauteuil châtain couvert d'un coussin bleu, est vêtu d'une tunique blanche retenue au corps par une ceinture orange. Un manteau ample et sombre enveloppe les épaules et retombe sur les bras majestueusement. Le drapé est fort bien rendu. Les traits du visage sont presque identiques à ceux du Christ en croix. Le nimbe crucifère est plus accusé que le précédent. Le Seigneur lève la main droite, tandis que la main gauche tient le livre fermé.Les coloris sont particuliers à cette figuration : " La couleur de la robe du Christ a été obtenue à l'aide d'un ton vert sur un fond d'ocre jaune et le manteau est un combiné d'ocre rouge et de blanc avec des rehauts de bleu outremer, ce qui donne une tonalité mauve d'une valeur exceptionnelle."Les symboles des évangélistes : L'ange et l'aigle sont inscrits dans le cadre, le taureau et le lion au contraire débordant du cadre et sont un peu disproportionnés par rapport aux autres. On remarquera l'inversion des symboles inférieurs : le bœuf est à gauche et le lion à droite, ce qui est exceptionnel.La Cène. Au-dessous, la représentation de la Cène est traitée à plus petite échelle. Le Christ au centre de la table est entouré de ses apôtres, quatre de chaque côté, du moins actuellement. La table est couverte d'une nappe aux plis bien ordonnés. Comme de coutume, saint Pierre est la gauche du Seigneur avec sa grande clef, Saint Jean à sa droite penché sur sa poitrine, le Christ tend la bouchée fatale à Judas qui s'agenouille devant la table. On peut être surpris de voir la tête de Judas nimbée. Les éléments du repas ont été peints non sur la table, mais sur les plis de la nappe; cinq plats, des poissons, un pichet, des coupes de terre cuite, des petits pains ronds, des couteaux à manches noirs, à lames en spatule. Le docteur Fr. Lesueur y voyait une maladresse de l'artiste, mais il est plus probable que tous ces éléments ont été ajoutés après coup.Au-dessus de la fenêtre centrale figure l'Agneau blanc sur fond jaune dans un médaillon cerclé de blanc et de violet.L'intrados de cette fenêtre est décoré de la main divine, et sur les côtés sont représentés saint Georges et saint Augustin - (désignés par des inscriptions) - les patrons de l'abbaye et de l'ordre dont dépendait ce prieuré-cure : saint Georges en chevalier armé et saint Augustin avec sa crosse, coiffé d'une mitre à deux pointes. Saint Georges, debout, coiffé d'un heaume de fer assez haut dont la calotte est arrondie, et sanglé dans sa cotte de mailles serrée à la taille par un ceinturon auquel est attaché le fourreau de l'épée, porte à son cou, accroché par une courroie, un large écu. Sa main droite tient une lance à gonfalon dont l'extrémité inférieure empale la gueule d'un dragon ailé que le saint écrase sous ses pieds. Le bouclier pend au flanc gauche. L'écu, le bouclier et Ie gonfalon portent des armoiries indécises, damier blanc et noir.Le paradis. A l'entrée de l'abside, de ce même côté, est représenté le paradis. Au-dessus de la fenêtre, deux anges sont tournés vers la Jérusalem céleste, symbolisée par quatre rangées de quatre arcades où dans chacune d'elles figuraient les bustes de seize élus couronnés d'or et de pierreries. Les écoinçons de ces arcades étaient ornés d'un quatre-feuilles flanqué de quatre perles, et surmontés de croix pattées à la partie supérieure entre un bouquet de fleurettes. Quelle merveilleuse demeure ! A droite saint Pierre, ses grandes clefs sur !'épaule, introduit les bienheureux dans le paradis. Ces élus sont nus, pour évoquer sans doute le paradis terrestre, image d'une innocence retrouvée pour l'éternité.Martyre de saint Jacques.Au registre inférieur, le martyre de saint Jacques le Majeur (Ac 12, 2), titulaire de l'église. Le roi Hérode-Agrippa Ier, couronné d'or et de gemmes, vêtu d'un somptueux manteau noir, les iambes croisées, donne l'ordre à l'un des siens de trancher Ia tête de l'apôtre. Le beau vieillard, à la barbe blanche étreint le livre et bénit son bourreau. Celui-ci, à la mine patibulaire, porte une tunique courte, serrée à la taille par une ceinture à laquelle pend le fourreau vide. On remarquera le magnifique drapé de la tunique grise bordée d'une large bande jaune brodée de blanc, aux plis nettement accusésen violet, dont le pan se déploie avec élégance, rappelant certains personnages de Saint-Savin. Les trois personnages de cette scène se détachent sur le fond blanc ocré du mortier de chaux de la fresque. .A droite de la tète d'Hérode, l'abbé Haugou, en grattant l'enduit a découvert un fragment de fresque du XIIe siècle représentant une tête d'ange, ce qui prouve que la scène du martyre est une addition légèrement postérieure. Les coloris, de cette figuration, soulignée par un cadre rouge et jaune, d'or, ont été obtenus à l'aide de mélanges de couleurs. Le manteau de saint Jacques est ocre rouge mélangé de jaune et souligné de rouge briqué, la robe du saint présente un drapé vert clair.Deux vices. Sous la fenêtre et sous cette scène, deux personnages symbolisant les Vices : L'un est l'Orgueil figuré par un cavalier jeté à bas de sa monture; l'autre est le Désespoir, une femme se transperçant la poitrine avec une épée. Au-dessus de la tête du cavalier, on distingue une aile gris bleu dessinée au trait rouge, qui appartenait probablement à un autre décor antérieur.Deux scènes peintes immédiatement à droite de celles-ci, sur l'extrémité orientale du mur Sud de la nef, représentent la légende de saint Nicolas et la Résurrection de Lazare sur deux registres superposésLa légende de saint Nicolas. Alors qu'un de ses voisins tombé dans la misère était sur le point de livrer ses filles à la prostitution pour en tirer bénéfice, saint Nicolas alla la nuit jeter dans sa maison, par la fenêtre, trois pièces d'or pour les doter et les marier. Sous un lit à colonnes et à baldaquin, on voit trois jeunes filles couchées, la tête reposant sur un large oreiller. Le père, un peu plus loin, se tient la tête absorbé par son projet. L'évêque saint Nicolas jette les trois pièces. Une inscription tirée de la légende explique la scène. A droite, une belle figure de Vierge à l'Enfant, debout, assiste à cet épisode, montrant ainsi son assistance bienveillante. Résurrection de Lazare. Au registre inférieur nous voyons, sur un geste solennel de Jésus entouré de disciples, Lazare s'asseoir dans un sarcophage orné de strigiles, comme les tombes antiques, dont un homme soulève le couvercle orné de croix et de losanges. A droite, les sœurs de Lazare et des amis de la famille. Sous cette scène se déploie une tenture dont le galon supérieur est orné d'oves. On retrouve cette même tenture sous les fresques du chœur. Ces cortinae sont souvent signalées dans les coutumiers monastiques de l'époque. Les fins dernières. Poursuivons vers l'Ouest, entre la seconde et la troisième fenêtre, sur trois registres superposés, est décrite la Descente du Christ aux limbes : En haut les patriarches assis; au dessous les tourments de l'enfer représentés sur des registres avec une prodigalité de détails comparable à celle du tympan de Conques : Démons poussant la horde des réprouvés enchaînés ou la tirant à eux, femmes mordues par des serpents ou des crapauds, un monstre accroupi broyant de sa gueule deux damnés. A droite, une grande figure du Christ délivre Adam et Eve des limbes, de la main il tient un long bâton surmonté d'une petite croix avec lequel il repousse un fauve velu symbolisant sans doute Lucifer. Le Christ, admirable de noblesse et de majesté est vêtu d'une longue robe cuivrée parmi toute une riche harmonie de couleurs déjà entrevue dans le Christ en gloire de l'abside. Au dessus de la tête du Rédempteur, on lit les paroles de saint Paul : O MORS ERO, MORS TUA, MORSUS TUUS ERO, INFERNE (Osée Ch. 13 V. 14), qui constituent la première antienne des Laudes de l'Office monastique du Samedi saint et évoquent la victoire définitive du Christ sur la mort par sa Résurrection glorieuse.Les cavaliers de saint Georges. Ce registre inférieur était recouvert d'une belle cavalcade de cinq chevaliers du temps de Saint Louis (1226-1270). Il ne reste que la trace des deux derniers qui ne recouvraient pas la scène de l'enfer. Ces cinq cavaliers, casqués et portant des armoiries sur leur bouclier, le gonfalon et le caparaçon de leurs chevaux, étaient conduits par saint Georges lui-même et nommément désignés par des inscriptions. Saint Georges portait les armes de Matthieu de Montmorency, le " grand connétable ", celui de Bouvines (1214). L'abbé Haugou a émis l'idée que ces chevaliers partaient pour la croisade de Saint Louis en Egypte en 1248, derrière saint Georges, patron des croisés. Mais c'est peu probable, car le quatrième chevalier portait " de gueules à la croix ancrée d'or ". Ce sont les armes d'une famille du voisinage, la famille d'Avoir, barons de Mortagne et d'Avoir, qui ont peut-être financé la peinture de ces chevaliers. Un seul d'entre eux a pus être conservé en entier au-dessous de la seconde fenêtre méridionale. Un relevé ancien en a gardé le souvenir. Les coloris utilisés étaient ici le jaune, le blanc et le pourpre.Nativité. Au Nord, sont encore conservés la Nativité et le Massacre des Innocents. Dans première scène, en bas, on distingue la Vierge étendue : elle désignes le berceau d'osier où dort l'Enfant-Dieu sur un autel à la colonne peinte couleur porphyre. La crèche est figurée avec deux colonnes à chapiteaux dorés. Joseph se tient debout près d'elle. L'âne et le bœuf sont là selon la prophétie d'Isaïe (1, 3) et la version grecque. du prophète Habàquq (3. 2 " Au milieu de deux animaux tu te manifesteras ") reprise par le Livre de la Naissance de la Bienheureuse Marie et du Sauveur (ch. 14).Le massacre des Innocents. Il est décrit d'une manière tragique et émouvante. Un soldat vêtu du haubert de mailles arrache par les cheveux un enfant à sa mère. Un autre frappe de son épée un enfant, tandis que la mère se dresse dans une attitude désespérée. Deux femmes sont assises à terre, l'une veut donner encore le sein à son enfant couvert de sang, l'autre presse sur sa joue le visage de son enfant mort, tandis qu'un soldat s'éloigne plein de lassitude et sans doute de dégoût, la lance sur l'épaule.architecture.relig.free.fr/saint_jacques_guerets.html |
| 撮影日 | 2022-08-01 07:43:34 |
| 撮影者 | sybarite48 |
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| 撮影地 | Arrondissement de Vendôme, Centre, France 地図 |
| カメラ | PENTAX K-5 II , PENTAX |
| 露出 | f/11.0 |
| 開放F値 | f/11.0 |
| 焦点距離 | 47 deg 46' 26.86" N |

