Saint-Jouin-de-Marnes (Deux-Sèvres) : 無料・フリー素材/写真
Saint-Jouin-de-Marnes (Deux-Sèvres) / sybarite48
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| 説明 | Saint-Jouin-de-Marnes (Deux-Sèvres)Commune de Plaine-et-ValléesAbbaye Saint-Jouin.Fondée au IVe siècle, elle fut reconstruite entre 1095 et 1130, puis fortifiée au XIVe siècle. Ce fut une abbaye opulente durant le Moyen Âge. L'église abbatiale est l'un des signes de cette prospérité, elle fut construite sous l'impulsion du moine Raoul qui devint abbé aux environs de 1100. Chef-d’œuvre de l’art roman poitevin aux dimensions exceptionnelles, elle appartenait à un ensemble grandiose dont il subsiste notamment la galerie sud du cloître gothique et le bâtiment conventuel du XVIIe siècle.L'abbaye romane était à l'origine un ermitage où vécut Jovinus (saint Jouin). Jovinus serait originaire de Mouterre Silly* dans la Vienne. Le bourg gallo-romain de Silly (Sigiliacum ou Siliacum) serait le lieu de naissance de Maximin de Trèves (mort le 12 septembre 346) qui était un des frères de Jovinus et qui deviendra évèque de Trèves (Land de Rhénanie)**.Jovinus, le plus jeune des trois frères (il avait 3 frères et une soeur), se retira pour vivre en ermite dans un lieu appelé Ension, près de Loudun, au milieu des marais de la Dive***. L'endroit était plutôt hostile, mais traversé par une voie romaine allant de Poitiers à Angers et Nantes, connue sous le nom de chemin de Saint-Hilaire (qui en est une partie). Rejoint par des disciples, Jovinus y fonda un monastère vers 342. En 507, Clovis****, le premier roi chrétien, à la bataille de Vouillé, près de Poitiers, soumet les Wisigoths qui sévissaient dans la région (le roi des Wisigoths Alaric II y est tué), et pu réunir l'Aquitaine aux possessions franques. Au cours du VIIe siècle, Martin de Vertou est nommé archidiacre par l'archevêque de Nantes, Félix. Il est chargé d'évangéliser la région nantaise et le Poitou. Sa mission l'amène à Ension où la vie communautaire est déjà bien réglée - les religieux y suivent la règle des ascètes de l'Orient - , et y impose la règle de Saint-Benoît comme modèle de vie communautaire. Il est possible que saint Martin de Vertou fut lui-même abbé d'Ension. Durant les guerres du roi franc Pépin contre le duc d'Aquitaine (Waïfre?), au VIIIe siècle, l'abbaye eut beaucoup à souffrir et la discipline se relâcha. Décadence monastique que l'on retrouve à Saint-Martin-de-Tours et à saint-Hilaire-de-Poitiers. Les moines finissent par abandonner leur règle pour suivre celle des chanoines. "Tout en usant du cloître et du réfectoire commun, chacun avait obtenu le droit de propriété, son patrimoine et la jouissance des bénéfices ecclésiastiques. La règle des chanoines réguliers ne les obligeait pas à la résidence perpétuelle, ni à l'abstinence des viandes, ni à des jeûnes aussi fréquents, ni enfin à la pauvreté volontaire" ( L'Abbaye d'Ension ou de Saint-Join-De-Marne / Abbé A. Lerosay - 1915). Cette transformation de la vie monastique d'Ension dut subsister près d'un siècle.Dans le deuxième quart du IX ème les Vikings débarquent sur nos côtes, obligeant maints monastères à fuir devant eux. Le monastère de Saint-Jouin-de-Marnes fut épargné car il se trouvait éloignée des rivières navigables et devint ainsi un refuge pour les moines chassés de leur monastère par les Normands. Les moines de Saint-Martin-de-Vertou abandonnent ainsi leur monastère en juin 843, en emportant avec eux le corps de leur illustre fondateur, pour se réfugier à Ension. Les chanoines d'Ension étaient alors gouvernés par un prévôt nommé Fulrade. Lorsqu'ils virent arriver les moines de Vertou, conduits par leur abbé Rainaldus, réclamant l'hospitalité, les chanoines de Saint-Jouin, craignant que les moines de Saint-Martin ne leur imposent le retour à l'ancienne règle de Saint-Benoît, refusèrent de les recevoir. Les moines de Vertou implorèrent le recours du roi d'Aquitaine Pépin II qui accepta la requête. Il ordonna que le monastère d'Ension soit remis entre les mains des moines de Saint-Martin de Vertou et que les chanoines qui l'occupaient reprennent la vie monastique régulière, et que ceux qui refuseraient seraient chassés. Il envoya au comte de Poitou un mandement de mettre cet ordre à exécution. Après avoir installé les moines de vertou à Ension, Rainaldus entama la réforme religieuse de l'abbaye, en y réaffirmant la règle de saint Benoît qui était tombée en désuétude, et entreprit la restauration des constructions. L'église primitive, dédiée à saint Jean l'évangéliste, est élevée sur l'emplacement actuel en 878. Beaucoup de réfugiés apportèrent à Ension de précieuses reliques, ce qui fit de Saint-Jouin une destination prisée par de nombreux pèlerins, les pélerins faisant la prospérité de l'abbaye qui devint l'une des plus puissantes du Poitou. L'ancienne église carolingienne ne pouvant accueillir le flux grandissant des pélerins, un nouvel édifice fut construit à la fin du XIe siècle et pendant les premières décennies du XIIe. A la fin du XIIe siècle, les moines de Saint-Jouin placèrent à leur tête, un moine qui jouissait alors d'une très grande réputation de sainteté, Raoul de la Fustaye (né à la Futaie, en mayenne). Celui-ci posa la première pierre de l'église abbatiale actuelle en 1095. La construction sera achevée 35 ans plus tard*****. En 1337, alors que l'abbaye de Saint-Jouin est sous l'administration de l'abbé Guillaume Chabot, commence la Guerre de cent ans qui devait durer jusque 1453. En 1356 la région tombe aux mains des Anglais******. Pendant la période de 1369 à 1374, les garnisons anglaises et françaises couraient et pillaient la région. Durant cette période, les moines de Saint-Jouin résolurent de fortifier leur abbaye pour se mettre à l'abri des surprises des gens de guerre. Le territoire est repris par Bertran Duguesclin, le « Dogue noir de Brocéliande », après la victoire de Chizé (Deux-Sèvres), le 21 mars 1373. La victoire des Français et des Bretons sur les Anglais met fin à la domination anglaise sur le Poitou. En 1447, l'abbaye de Saint-Jouin est restaurée. Dans la seconde moitié du XVe siècle, les victoires de Charles VII ayant ramené la paix et la sécurité, l'abbé de Saint-Jouin, Bernard de Féletz, ne songea pas seulement à l'abbaye, mais voulut aussi rendre au bourg la prospérité, que les malheurs du début du règne de Charles VII avaient mis à mal. Il obtint du roi, le 12 novembre 1450, la création d 'un marche tous les samedis, et de deux foires, une le 1er juin à la fête de saint Jouin, et une autre le 24 octobre, à fête de saint Martin de Vertou. Le même abbé obtint encore du roi, le 22 mars 1458, deux nouvelles foires, le 22 août, octave de Notre-Dame (les huit jours après la fête religieuse) , et le 24 février, fête de saint Mathias.En 1476, Pierre III d'Amboise, futur évêque de Poitiers, fait reconstruire le monastère et le cloître du XIIe siècle (dont il ne reste aujourd'hui que la galerie sud). Pierre III d'Amboise, envoyé très jeune à l'abbaye Saint-Jouin de Marnes, en devient l'abbé en 1467 (il a 17 ans)*******. Il sera nommé évêque de Poitiers par Louis XI en 1481, puis deviendra conseiller de Charles VIII. Pierre III d'Amboise dont le mot était "Toute diversité patience" (comme en témoignent les carreaux du pavement de son château épiscopal de Dissay), disposant des revenus de son riche diocèse, des abbayes de Saint-Jouin-de-Marnes, de Saint-Laon de Thouars, de Lyre (dans l'Eure), de Ferrières, et des prieurés de Rouvres et Parthenay-le-Vieux, fut extrèmement riche, ce qui lui permis d'être un grand mécène. On lui attribue la cinquième chapelle construite sur le collatéral nord de l’église Notre-Dame-la-Grande de Poitiers.Les guerres de religion (1562-1598) ramènent les désordres et les pillages. Le 28 février 1568, une troupe protestante d'une centaine de cavaliers, en route pour la bataille de Moncontour, fait irruption à Saint-Jouin-de-Marnes. Elle pilla l'église, le palais abbatial, la "segretainérie" (ou secretainerie : sacristie), les autels, les ornements, les statues. L'abbé A. Lerosay signale dans les Mémoires de D. Fonteneau le compte rendu d'une enquête faite le 29 décembre 1594 sur ces brigandages :« Miaître Jean Butaut, chirurgien, demeurant au bourg de Saint-Jouin-de-Marnes, âgé de soixante ans environ, témoin y produit, reçu fait serment de dire et déposer vérité. Avant vingt ans environ, un peu auparavant la bataille de Moncontour feust brûlée par les huguenots qui lors estoient au dit bourg de Saint-Jouin, et que non seulement l'églize feust brûlée, mais la maison abbatiale et maison de la segretainerie du dit lieu furent entièrement ruynées tant par le feu que par les dits huguenots, tant tous les papiers et enseignements de ladite abbaye furent partie consommes par le feu et partie à l'abandon, à qui en voulait prendre, voire traîner par les rhues, qui estoit chose pitoyable à voir "le désordre qui y estoit en ce moment et en la maison du dit segretain, ce que le déposant scait l'avoir vu et estait la multitude des dits huguenots telle que les pauvres habitants quand ils eussent voulu conserver aucuns des dits papiers, ou aul'tre chose die ladite abbaye, ils ne J'eussent osé faire, et 'bien savoir qu'e le dit Ozeron à cause de son dit office de segretain ».« Semelle Mesnard, marchand demeurant au bourg de Saint-Jouin-de-Marnes, âgé de soixante ans environ, dit qu'il a souvenance que, un an auparavant la bataille de Moncontour... qu'il fust fait ruine à l'abbaye de Saint-Jouin-de-Marnes, par les huguenots qui estaient au dit lieu, et que au dit temps il fut fait un grand désordre par les dits huguenots, soit aux vêtements de l'église et des religieux qui furent transportés et la plupart consommés, soit les livres et enseignements de la dite église que l'on bruslait et dit bien savoir que la maison du dit segretain fut bruslée... » .Le régime de la commende conduisait les monastères à la désorganisation, au laxisme et à la ruine. Un mémoire, présenté au SaintSiège sur l'initiative royale, constatait la décadence générale des anciens ordres religieux. Le 17 mai 1621, le pape Grégoire XV promulgua la bulle d’érection d'une nouvelle congrégation bénédictine placée sous le patronage de saint Maur, premier disciple de saint Benoît et, selon la tradition, introducteur de sa règle en Gaule. Cette nouvelle congrégation prétendait revenir à un régime monastique strict et à l’accomplissement fidèle de la vie bénédictine. Le 8 avril 1622, le pape Grégoire XV demande au cardinal François de La Rochefoucauld de superviser la réforme des Ordres religieux en France. La plupart des monastères bénédictins de France, à l’exception de ceux qui appartenaient à Cluny, rejoignirent peu à peu la nouvelle congrégation, qui atteindra son apogée dans les années 1690-1700 avec 190 monastères. Le 28 septembre 1655, le monastère de Saint-Jouin adopte la réforme de Saint-Maur, réforme apportée par l'évêque de Bayeux, François Servien, nommé abbé en 1646. François Servien fera réparer ou reconstruire les bâtiments. A sa mort en 1659, son neveu Augustin Servien, lui succédera. Une période florissante s’ouvre pour l’abbaye, jusqu’au début du XVIIIeme siècle, où s’amorce un déclin de la vie monastique. En 1755, l'ancien bâtiment du couvent a été détruit et un nouveau a été construit. Le nombre des religieux s'étant notablement abaissé, un couvent aux proportions plus restreintes s'imposait. Le 16 juin 1765, un grand scandale affligeait les fidèles : Tous les religieux de Saint-Germain-des-Pré à Paris (31), sauf trois, osaient présenter à Louis XV une requête dans laquelle ils demandaient des modifications dans leur habit, la suppression de l'Office de nuit et de l'abstinence de viande, et d'autres arrangements pour l'élection des supérieurs et la stabilité des religieux. On demandait à tous les moines de la Congrégation de Saint-Maur de donner leur adhésion. Les religieux de Saint-Jouin reçurent, comme leurs collègues de la Congrégation de Saint-Maur, la requête, elle leur avait été adressée le 28 juin, dans le but de faire modifier les règles de l'Institution. Cette réforme n'avait pas l'approbation des supérieurs, ceuxci, au contraire, donnèrent l'ordre, dans toutes leurs maisons, de protester contre la requête. Les vingt-huit protestataires, blâmés par l'archevêque de Paris, remirent entre ses mains une formule de rétractation, mais un vent de liberté soufflait 24 ans avant la prise de la Bastille. Les partisans de la requête du 15 juillet obtinrent quand même le rétablissement d'un Bureau de littérature ayant pour but de faire refleurir les études dans l'ordre. En 1768, Saint-Jouin-de-Marnes ne compte plus que neuf religieux. En 1770, la mense abbatiale******** fut unie au chapitre de Saint-Florentin d'Amboise, et Saint-Jouin, avec ses dépendances, fut adjugé aux chanoines d'Amboise. Le 9 novembre de la même année, l'abbé de Saint-Jouin-Marnes, M. de Chauvelin, démissionne, c'est le dernier abbé de Saint-Jouin.La Révolution française de 1789 met fin à la vie monastique. L'abbaye est vendue par ordre de l'État, l'église est rendue au culte en 1795. Durant la Révolution française de 1789, l'abbaye est officiellement fermée et le bâtiment d'abbaye vendu comme bien national, en partie pour la démolition. Heureusement, l'église, elle, est épargnée...* Mouterre-Silly serait composé de deux hameaux gallo-romains distant de 700 mètres. ** Le prédécesseur de Maximin, Agrice de Trèves (Agricius ou Agrippinus 327-335), était également poitevin et sans doute connu des parents de Maximin. Trèves était devenue l'une des capitale de la Tétrarchie au IIIe siècle. En 297, Lyon (Lugdunum) perd son rang de capitale des Gaules au profit de Trèves, il n'est donc pas étonnant que la certainement très patricienne famille de Maximin recommanda ce dernier à Agrice.*** D'où le nom de Saint-Jouin-de-Marnes. Du nom du fondateur et de la proximité des marais. **** Après avoir soumis les Alamans en 506, Les Wisigoths en 507, Clovis est porté en triomphe à Tours en 508 lors d'une visite au tombeau de saint Martin, il transfère alors la capitale du royaume des Francs à Paris. Il prend sa résidence au palais des Thermes sur l’Île-de-la-Cité et y meurt quelques années plus tard en 511. Le royaume des Francs s'étend alors du Rhin aux Pyrénées.***** Raoul de la Futaie en 1095 était un simple moine, il deviendra abbé de Saint-Jouin vers 1113. En 1095, l'abbaye était probablement dirigée par Brixius (Brice), cet abbé assista, le 7 décembre 1099, à la dédicace solennelle de Saint-Nicolas de la Chaise-le-Vicomte fondée par les vicomtes de Thouars.Aimery IV, vicomte de Thouars avait accompagné le duc de Normandie Guillaume (futur Guillaume le Conquérant) à la conquête de l'Angleterre, en 1066. Le deuxième corps de l'armée expéditionnaire, qui décida de la victoire, composé de Poitevins, de Bretons et d'Angevins, avait été placé sous le commandement d'Aimery de Thouars. Ce vicomte, en sa qualité de chef de corps, avait une part de butin considérable. Il est fort probable que l'entreprise de construction de la vaste basilique, initiée par le moine Raoul, n'aurait pu être menée à terme sans la participation des vicomtes de Thouars, générosité rendue possible par la défaite anglaise.****** Le 19 septembre 1356, c'est la bataille de Poitiers. Elle oppose l'armée anglo-gasconne d'Édouard III, prince de Galles dit le Prince Noir à cause de la couleur de son armure, héritier de la couronne d'Angleterre et l'armée française du roi Jean II le Bon. C'est une victoire décisive du Prince Noir contre une armée française trois fois plus nombreuse. Le roi Jean et son fils Philippe sont capturés. Les conséquence pour le royaume de France sont désastreuses. La noblesse français, après Crécy (1346), est décimée pour la deuxième fois en une décennie.******* Le pape Sixte IV, conféra la commende de Saint-Jouin à Pierre III d'Amboise lors de son élection comme évêque de Poitiers en 1481. Régime qu'il inaugura dans cette abbaye. Il conservait ainsi le bénéfice de l'abbaye, bien que n'y étant plus abbé. Il mourut à Blois le 1er septembre 1505 et fut enseveli au château de Dissay, résidence des évêques de Poitiers. ******** Mense abbatiale, revenu qui était la part de l'abbé, par opposition à la mense conventuelle, qui était la part des religieux.fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Saint-Jouin_de_Marnesnominis.cef.fr/contenus/saint/10925/Saint-Jouin.htmlwww.abbatiale-saintjouin-de-marnes.fr/lhistoire/gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k668167base-armma.edel.univ-poitiers.fr/monument/saint-jouin-de-...donum.uliege.be/handle/2268.1/8132La règle de Saint Benoît :saint-hilaire-aude.fr/abbaye/la-regle-de-saint-benoit#:~:.... |
| 撮影日 | 2022-07-11 11:04:01 |
| 撮影者 | sybarite48 |
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| 撮影地 | Arrondissement de Parthenay, Nouvelle-Aquitaine, France 地図 |
| カメラ | PENTAX KP , RICOH IMAGING COMPANY, LTD. |
| 露出 | 0.008 sec (1/125) |
| 開放F値 | f/10.0 |
| 焦点距離 | 18 mm |

