Saint-Brisson-sur-Loire (Loiret) : 無料・フリー素材/写真
Saint-Brisson-sur-Loire (Loiret) / sybarite48
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| 説明 | Saint-Brisson-sur-Loire (Loiret)Château de Saint-Brisson-sur-Loire.La construction du château actuel a du commencer vers la fin XIIe, début XIIIe siècle, par le comte Etienne II de Sancerre. et vice-chambellan royal.Le site était probablement occupé par un castrum dès le XIe siècle. Le premier seigneur connu, Robert de Saint-Brisson, est mentionné dans les années 1060 : Il fait don de son église Sainte-Marie, qui devait se trouver à l'intérieur du castrum, à l'abbaye de Fleury, don confirmé par le pape en 1072.Le castrum est mentionné par l'abbé Suger (1080-1151), abbé de Saint-Denis et principal ministre des rois Louis VI le Gros et Louis VII le Jeune. D'après l'abbé, le château appartenait à un seigneur qui se serait livré à des déprédations sur des marchands; ce pourquoi Louis VI aurait détruit le castrum, en 1135, par les flammes et contraint la "turris"* et le seigneur à se rendre.(Ea quam extremam fecit expedicionem, nobilissimo exercitu castrum Sancti Brictionis super fluvium Ligerim, ob sui rapacitatem et mercatorum depredacionem, et incendio dissolvit et turrim et dominum ad dedicionem coegit)Du château tel qu'il devait être avant sa destruction en 1135, il ne reste probablement que le plan de masse d'un ensemble fortifié significatif des XIe et XIIe siècles. En 1181, le château est tenu par Étienne Ier de Blois-Champagne**, comte de Sancerre, qui meurt en 1191 à Saint-Jean d'Acre, lors de la troisième croisade (1189-1192). C'est le frère de la reine mère Adèle de Champage, veuve de Louis VII. A la mort de son père, le comte de Blois Thibaut IV, il hérite de la seigneurie de Sancerre, alors que ses deux frères aînés héritent de la Champagne pour l'une, et Blois et Chartres pour l'autre. Son frère cadet, Guillaume (dit Guillaume aux Blanches Mains), ne reçut rien, rentra dans l'Eglise et devint archevêque de Reims ( et aussi évêque de Chartres et archevêque de Sens). On rapporte que ce dernier combatit l'hérésie dans son diocèse et qu'il fit brûler deux femmes de Reims reconnues comme hérétiques***. Mais il est aussi l'auteur de plusieurs chartes, dont une, la loi de Beaumont, qui organisait l'affranchissement de la commune de Beaumont-en-Argonne, et qui libérait la ville de toute servilité envers le seigneur et organisait l'élection de magistrats locaux. Après la mort d'Etienne Ier de Sancerre lors du siège de Saint-Jean d'Acre, son fils aîné Guillaume devient comte de Sancerre. Toutefois, les châtellenies de Saint-Brisson et de Châtillon-surLoing sont détachées du comté de Sancerre et deviennent possessions de son frère cadet Étienne. Les deux frères étant trop jeunes sont placés sous tutelle de leur oncle Guillaume aux Blanches Mains, archevêque de Reims et ministre du roi. Guillaume participera à la bataille de Bouvines (27 juillet 2014) qui verra la victoire de Philippe Auguste. Son frère et vassal Etienne (Etienne II de Sancerre) sera à ses côtés. Guillaume sera fait prisonnier du despote d'Epire , Théodore Ier, lors de l'expédition contre l'Empire latin d'Orient (Constantinople) en 1217, il meurt en captivité. Etienne II de Sancerre (branche cadette des seigneurs de saint-Brisson), seigneur de Charenton-du-Cher, de Châtillon-sur-Loing et de Saint-Brisson-sur-Loire, Marchéville, de Montreuil-Bellay et La Loupe, accordera aux habitants de Saint-Brisson la charte de Lorris qui donne aux habitants des privilèges et franchises****. Il est probablement à l'origine du château dans son aspect actuel, peut-être avec son oncle l'archevêque Guillaume aux Mains Blanches. Il meurt en 1252, à l'âge de 72 ans environ.La famille de Sancerre restera propriétaire de Saint-Brisson jusque vers 1290. Etienne III de Sancerre, seigneur de saint-Brisson aura deux filles. La cadette, Jeanne de Sancerre, dame de Saint-Brisson, épouse en 1290 Jean Ier de Courtenay. Les Courtenay prennent ainsi possession du lieu. En 1425, le domaine est érigé en barronie pour Jean IV de Courtenay. Celui-ci dissipa sa fortune et dût vendre, entre autres, Saint-Brisson à Guillaume et Jean Juvenal des Ursins, en 1471. Jean IV de Courtenay fut baptisé de "Sans Terre". (Voir le portrait de Guillaume par Jean Fouquet : collections.louvre.fr/ark:/53355/cl010064846)En 1473, Jacquette des Ursins, fille de Guillaume hérite du domaine et le donne à son époux Philibert de Beaujeu. A la mort de Philibert de Beaujeu, le château revient à François de Clèves dernier époux de Catherine d'Amboise ancienne veuve de Philibert de Beaujeu. En 1567, Pierre Ier Séguier*****, avocat général au parlement de Paris, puis président à mortier au parlement de Paris, rachète le château à Henriette de Clèves et son époux Ludovic de Gonzague, ce dernier étant endetté. La famille Séguier transforme la forteresse en lieu d'habitation.Sidoine Charles François Séguier, marquis de Saint-Brisson, né en novembre 1738 à Saint-Brisson, officier d'infanterie, homme de lettres, après avoir lu l'Emile, devient disciple de Jean-Jacques Rousseau******, il meurt le 17 avril 1773, à l'âge de 34 ans.En 1793, Nicolas-Maximilien-Sidoine Séguier de Saint-Brisson, fils posthume de Sidoine François Charles Seguier (il naît en décembre alors que son père est décédé en avril), fait abattre le châtelet d'entrée du château, une partie de la courtine Ouest (jusqu'à l'actuelle terrasse), la tour ronde Sud-Ouest et l'intégralité de la courtine Sud.À partir de 1819, les descendants font restaurer le château.En 1987, Anne de Ranst de berchem, donne le château à la commune. Une association des Amis du Château de Saint-Brisson (ACSB) est créée pour financer les réparations et assurer les visites. En 2015, la mairie, n'étant plus capable d'en assurer l'entretien, décide de vendre le château. Celui-ci est racheté par la famille Guyot (qui possède par ailleurs le château de la Ferté-Saint-Aubin) pour 500 000 €, par l'intermédiaire d'une société, et réouvert en 2016.* "Turris", tour de défense, et plus généralement toute haute maison, citadelle, etc... Dans le Gaffiot : Tour en bois à étages, ouvrage de siège souvent monté sur roues, maison élevée, château...** Il est possible que Saint-Brisson soit arrivé dans la famille de Sancerre après 1135, après confiscation par le roi du domaine du seigneur détrousseur et remise au comte de Champagne. *** L'hérésie a été très tôt présente en Champagne. Déjà en 1048, l'évêque de Châlons-sur-Marne dénonçait une hérésie "manichéenne" dans son diocèse. En mai 1239, sous le règne de Saint-Louis, sur le Mont-Aimé en Champagne, l'archevêque de Reims Henry de Braine, fera brûler 180 hérétiques. (flic.kr/p/27BnnPP)**** La charte de Lorris, du nom du village de Lorris dans le Gâtinais, auquel le roi Louis VI le Gros avait accordé une charte, en 1134, qui accordait à ce village une large autonomie administrative et judiciaire et des privilèges fiscaux. Cette charte servit ensuite de modèle. ***** En 1555, il s'opposera à l'édit introduisant l'Inquisition en France. Sa descendance sera composée de nombreux hommes de loi. Pierre Séguier fut aussi seigneur de Sorel, L'Étang-la-Ville, Autry (Vieux-Château), Saint-Brisson, La Verrière, et bailli de Saint-Denis. ****** Dans les Confessions, Rousseau, à propos de son exil en Suisse, consacre quelques lignes au marquis de Saint-Brisson : "Le seul Français qui parut me venir voir par goût pour mes sentiments et pour mes ouvrages fut un jeune officier du régiment de Limousin, appelé M. Séguier de Saint-Brisson, qu’on a vu et qu’on voit peut-être encore briller à Paris et dans le monde par des talents assez aimables, et par des prétentions au bel esprit. Il m’était venu voir à Montmorency l’hiver qui précéda ma catastrophe. Je lui trouvai une vivacité de sentiment qui me plut. Il m’écrivit dans la suite à Motiers, et soit qu’il voulût me cajoler, ou que réellement la tête lui tournât de l’Émile, il m’apprit qu’il quittait le service pour vivre indépendant, et qu’il apprenait le métier de menuisier. Il avait un frère aîné, capitaine dans le même régiment, pour lequel était toute la prédilection de la mère, qui, dévote outrée, et dirigée par je ne sais quel abbé tartufe, en usait très mal avec le cadet, qu’elle accusait d’irréligion, et même du crime irrémissible d’avoir des liaisons avec moi. Voilà les griefs sur lesquels il voulut rompre avec sa mère, et prendre le parti dont je viens de parler, le tout pour faire le petit Émile. Alarmé de cette pétulance, je me hâtai de lui écrire pour le faire changer de résolution, et je mis à mes exhortations toute la force dont j’étais capable : elles furent écoutées. Il rentra dans son devoir vis-à-vis de sa mère, et il retira des mains de son colonel sa démission, qu’il lui avait donnée, et dont celui-ci avait eu la prudence de ne faire aucun usage, pour lui laisser le temps d’y mieux réfléchir. Saint-Brisson, revenu de ses folies, en fit une un peu moins choquante, mais qui n’était guère plus de mon goût ; ce fut de se faire auteur. Il donna coup sur coup deux ou trois brochures, qui n’annonçaient pas un homme sans talent, mais sur lesquelles je n’aurai pas à me reprocher de lui avoir donné des éloges bien encourageants pour poursuivre cette carrière. Quelque temps après, il me vint voir, et nous fîmes ensemble le pèlerinage de l’île de Saint-Pierre. Je le trouvai dans ce voyage différent de ce que je l’avais vu à Montmorency. Il avait je ne sais quoi d’affecté, qui d’abord ne me choqua pas beaucoup mais qui m’est revenu souvent en mémoire depuis ce temps-là. Il me vint voir encore une fois à l’hôtel de Saint-Simon, à mon passage à Paris pour aller en Angleterre. J’appris là, ce qu’il ne m’avait pas dit, qu’il vivait dans les grandes sociétés, et qu’il voyait assez souvent Mme de Luxembourg. Il ne me donna aucun signe de vie à Trye et ne me fit rien dire par sa parente, Mlle Ségnier, qui était ma voisine, et qui ne m’a jamais paru bien favorablement disposée pour moi. En un mot, l’engouement de M. de Saint-Brisson finit tout d’un coup, comme la liaison de M. de Feins ; mais celuici ne me devait rien, et l’autre me devait quelque chose, à moins que les sottises que je l’avais empêché de faire n’eussent été qu’un jeu de sa part : ce qui, dans le fond, pourrait très bien être."www.persee.fr/docAsPDF/bulmo_0007-473x_2017_num_175_3_130...fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Saint-Brisson |
| 撮影日 | 2021-08-25 09:48:53 |
| 撮影者 | sybarite48 |
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| 撮影地 | Arrondissement de Montargis, Centre, France 地図 |
| カメラ | PENTAX KP , RICOH IMAGING COMPANY, LTD. |
| 露出 | 0.006 sec (1/160) |
| 開放F値 | f/8.0 |
| 焦点距離 | 85 mm |

