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0_00_CouvGrotteChauvet2 : 無料・フリー素材/写真

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説明Mes photos sont classées ici (taper "photos/cvalette/collections") : www.flickr.com/photos/cvalette/collections/Ces images sont particulièrement précieuses dans la mesure où il est interdit de photographier pendant les visites. J’ai bénéficié, à titre d’expérience, après les visites, d’un accès libre exceptionnel de 45 minutes pour ceux qui veulent photographier. J'ai mis à disposition 30 photos et un texte dans l'article de Wikipédia sur la Grotte Chauvet 2 :fr.wikipedia.org/wiki/Grotte_Chauvet_2_-_Ard%C3%A8cheL’art pariétal de la Grotte Chauvet remonte à 36 000 ans et s’échelonne sur 5 000 ans (culture des Aurignaciens). Il s’agit d’un exceptionnel chef-d’œuvre artistique, tant par la sophistication des techniques utilisées que par leur parfaite maîtrise. La grotte devient ensuite le domaine des ours, jusqu’à une nouvelle fréquentation il y a 27000 ans, pendant 2 000 ans (culture des Gravettiens). L’entrée s’effondre alors. Comme il y a eu très peu de détériorations par l’eau et par les dépôts de calcite, l’état de préservation de l’art dans la grotte est exceptionnel lui aussi.Dès sa découverte, il a été décidé que la Grotte Chauvet serait fermée au public pour toujours. L’idée d’en réaliser une copie afin de permettre de la découvrir s’est imposée. Les progrès considérables réalisés dans la mesure 3D des surfaces et dans l’archéologie expérimentale (refaire pareil en retrouvant les gestes) ont permis la réalisation de la copie en trois ans. La copie au laser 3D de la Grotte d'Altamira avait ouvert la voie (voir mon album www.flickr.com/photos/cvalette/albums/72157711603336248 ). La Grotte Chauvet 2 reproduit grandeur nature la quasi-totalité des structures peintes, en une anamorphose qui réduit sur 3 000 m2 de surface au sol les 8 500 m2 de la grotte originale (photo 0_01). Les structures géologiques portant les peintures ont été réunies afin de former une nouvelle grotte dans laquelle un parcours sinueux, sur une passerelle, présente les œuvres dans l’ordre depuis l’entrée jusqu’à la grande salle du fond. La grande structure de stalagmites vers l’entrée, par exemple, fait 5m de haut. Les structures d’écoulement de l’eau sur les sols sont reproduites par moulage silicone. Sur les représentations, les artistes ont travaillé à reproduire les gestes, afin de garder la dynamique des traits, le résultat étant soumis à la validation du comité scientifique du projet. Il a fallu retrouver l’ordre exact de chaque trait dans la construction artistique des Aurignaciens. Des géologues ont défini la géologie des structures à réaliser, des architectes ont défini l’assemblage des tiges métalliques, le grillage, puis la projection du voile de béton reproduisant les surfaces, que des sculpteurs ont finalement mises en forme. Des paléontologues ont reproduit les ossements et les crânes d’ours par moulage. Une équipe de cinq cents spécialistes s'est mobilisée sur le projet, avec passion. Même la température et l’acoustique de la grotte sont respectées. Enfin, il faut saluer le travail d'éclairage qui met en valeur chaque détail.Mes photos montrent l’apport de plusieurs disciplines ainsi que le travail technique des peintures. L’éclairage de Chauvet 2 touche à la perfection.GéologieImposant pilier de stalactites (photos 1_01 et 1_07) ainsi que structure (photo 1_03). Fistuleuses (photos 1_02, 1,26, 1_27). Draperie (photo 1_44). Effondrement (photo 1_09). Écoulement sur le sol (photos 1_08, 1_28, 1_43 avec une formation sphérique de calcite). Bien que l’humidité soit absente, on s’attend à voir couler de l’eau. Dans la grotte, en temps de pluie, de l’eau coulait du renfoncement à la base du panneau des chevaux : on en voit la trace dans la caverne (photo 2_21). L’avant-train sur la photo 1_13 manque car il a été recouvert par la calcite. Le plus souvent, le dépôt de calcite sur les œuvres a été très fin et il a favorablement protégé peintures et gravures. On dirait qu’une gravure au doigt telle que sur la photo 2_02 vient juste d’être faite, alors que le matériau, très tendre, est d’une extrême fragilité (vrai sur l'original autant que sur la copie).PaléontologieNombreux ossements de toutes sortes (photo 1_04, 1_05, 1_29). Les ours ont longtemps occupé les lieux, nombreux crânes d’ours (photos 1_05, 2_05 et 2_15 à 2_19), bauges (photos 1_04 et 2_09), traces de pattes (photos 2_09 et 2_10). Les animaux peints nous renseignent, souvent de façon précise, sur la morphologie des espèces aurignaciennes (lion des cavernes, rhinocéros laineux, mammouth, renne, cerf, sans oublier le cheval sauvage de l’époque). On apprend ainsi que, chez le lion des cavernes, le mâle ne portait pas de crinière. Les œuvres montrent une observation très fine d’animaux redoutables, certainement observés de près, et dont nous découvrons ainsi le comportement.AnthropologieL’art pariétal garde des traces plus personnelles des auteurs, tel l’homme au petit doigt tordu que l’on retrouve à plusieurs endroits dans la grotte (photos 1_10, 1_11, 1_15, 1_36 et 1_38). La belle main négative (photo 1_34), fine et petite, est celle d’une femme ou d’un adolescent. À la présence de l’art pariétal s’ajoutent plusieurs traces des gestes de l’homme. De grands os ont été plantés verticalement dans le sol (photo 1_05). Des blocs rocheux ont été rassemblés en un cairn indicateur près d’un embranchement de galeries (photo 1_39). Avec délicatesse, un beau crâne d’ours a été déposé sur un grand bloc à surfaces planes (photos 2_17 à 2_19), action d’autant plus remarquable qu’une vingtaine de crânes d’ours entourent le bloc (photos 2_15 et 2_16), sans qu’on puisse toutefois dire s’ils sont là naturellement ou s’ils ont été amenés intentionnellement. Il faudrait, pour trancher, procéder à des fouilles, mais il a été décidé dès le départ qu'aucune fouille n'aurait lieu (toute fouille détruit son objet d'étude). Un enfant d’une dizaine d’années a laissé l’empreinte de son pied (photo 2_20), à l’époque des Gravettiens, longtemps après la réalisation artistique des Aurignaciens. On note enfin des mouchages de torche, qui nous donnent opportunément, au carbone 14, les dates précises des visites. Les dessins au charbon de bois nous donnent, de même, les dates précises des réalisations. Les animaux représentés ne sont pas consommés, leur représentation n’a pas de fonction utilitaire. Les signes restent énigmatiques. Le signe en oméga (photo 1_33), que l'on trouve dans plusieurs grottes, pourrait renvoyer aux défenses de mammouth vues de face, mais ce n'est qu'une hypothèse. Les triangles pubiens (photos 3_26 et 3_27), avec la vulve marquée d'un trait au silex, renvoient certainement à la fécondité. Aucun humain n'est représenté entier en tant que tel dans la Grotte Chauvet, et les représentations dans d'autres grottes sont allusives (par rapport au réalisme des animaux) et plus tardives.L’art pariétal dans la première partie de la grotteLes dessins sont réalisés en rouge (ocre rouge, pigment hématite), parfois en jaune, avec parfois de belles utilisations de l’estompe, photo 1_30. Le rouge de la main négative 1_34 a été particulièrement bien soufflé.L’art pariétal dans la seconde partie de la grotteLes dessins quand on pénètre plus profondément dans la grotte sont désormais réalisés au charbon de bois, 2_01. Une région à surface très tendre, dans la grotte, se prête à la gravure au doigt (photos 2_02 à 2_04, 2,06 et 2_07). Le hibou grand-duc (photo 2_03), est tracé de dos avec la tête de face, aptitude particulière à regarder dans son dos que possède effectivement cet oiseau. Les artistes montrent une belle maîtrise de l’estompe au charbon de bois, tel ce cerf (photo 2_11), qui a été dégradé par des traces de raclage, délibérément. On arrive à l’extraordinaire panneau des chevaux (photos 2_21 à 2_37). La technique (photo 2_25) combine de façon virtuose le trait et l’estompe au charbon de bois, le détourage précis au silex (museau du quatrième cheval), l’estompe blanche, la figuration du souffle du second cheval par des traits blancs au silex. Les quatre chevaux ont chacun leur personnalité très marquée (voir les yeux et la bouche). La scène des rhinocéros affrontés est saisissante de violence. La construction (photo 2_22) est particulièrement remarquable : le quatrième cheval, sur lequel l’architecture focalise l’attention, a été réalisé en dernier, ce qui prouve que l’ensemble était pensé avant son exécution. On remarque enfin un couple de lions (photo 2_30 à droite), le mâle devant, cou tendu vers l’arrière-train de la femelle, alors que celle-ci, l’arrière-train baissé, se dérobe en montrant les dents. À droite du panneau des chevaux se situe le panneau des rennes (photos 2_31 à 2_37).L’art pariétal dans la salle du fondTout au fond de la grotte, on voit de loin le très long panneau des lions (photos 3_10 à 3_23), gigantesque poursuite de bisons et de rhinocéros par des lions. La construction (photos 3_10 à 3_13) repose sur la mise en scène autour d’une niche (photo 3_11), au fond de laquelle apparaît un cheval.À gauche, précédés par des lions majestueux, les rhinocéros fuient, une démultiplication des cornes figurant leur précipitation (photos 3_11, 3_16 et 3_17). Tout autour de la niche (photo 3_19), rhinocéros, bison et mammouth ont le regard braqué sur l’apparition du cheval, de même qu’un animal qui se retourne (au dessus). Tout à droite, les lions ont les yeux fixés sur les bisons (photos 3_23 et 3_13). Le troupeau des bisons éclate et une partie fuit vers l’avant, regardant vers le spectateur (photo 3_13, à gauche). La mise en scène de l’ensemble évoque celles qu’on trouve dans le cinéma. Toutes les techniques du panneau des chevaux sont utilisées ici : trait et estompe au charbon de bois, détourage et raclage au silex, estompe en blanc (photo 3_14). S’ajoute l’estompe à l'ocre. À droite de cet immense panneau des lions, on trouve encore quelques figurations remarquables (photos 3_24 à 3_31), avec un grand bison (photo 3_28), un rhinocéros (photo 3_25) auquel des traits d’ocre ont été postérieurement ajoutés (du sang coulant de la gueule?), un couple de lions (photo 3_31), la femelle se frottant contre le mâle. Mais le plus extraordinaire, photo 3_26, c’est la figuration du triangle pubien et des jambes, surmonté par une figure de bison à l’œil protecteur, le corps puissant de la bête se terminant par une jambe tout humaine. Sans s’égarer dans le fruit d'une imagination sans preuves, on peut voir dans la peinture de ce "pendant" une figuration de la femme dans sa fécondité et de l’homme dans sa puissance protectrice, thème que l’on retrouve chez Picasso dans ses figures du minotaure.Galerie de l'Aurignacien et Musée de la Préhistoire (Orgnac)Sur le site de la Grotte Chauvet 2, dans la Galerie de l'Aurignacien, les principaux animaux contemporains représentés dans la Grotte Chauvet sont reconstitués grandeur nature (rhinocéros laineux, mammouth laineux, ours des cavernes, bisons des steppes, lion des cavernes, mégacéros mâle), ainsi que quelques Aurignaciens dans leurs activités quotidiennes. Des copies des rares statuettes aurignaciennes exposées dans plusieurs musées d'Europe sont présentées, ainsi que des outils lithiques à plusieurs stades de leur fabrication.À Orgnac est implanté le Musée de la Préhistoire. La partie concernant les Aurignaciens permet de voir, notamment, des vestiges d'animaux de cette période et la reconstitution détaillée d’un foyer.RemerciementsJe tiens à remercier notre guide Shirley pour sa présentation respectueuse du savoir scientifiquement établi, mettant en garde contre des constructions d’interprétations tant séduisantes que dénuées de toute preuve en leur faveur. Les élucubrations, nombreuses, ont certainement succès, mais elles n'apportent aucun savoir et risquent de devenir ridicules dès la prochaine découverte qui les contredira. Je tiens à remercier Shirley aussi pour avoir, dans notre petit groupe, permis à chacun de revenir voir tel ou tel détail, ce qui a rallongé l’horaire (1h10 au lieu de 55 minutes). L’expérience de cet accès libre de 45 minutes après les visites, permettant de photographier sans perturber la visite guidée, m’a donné une formidable occasion. Allonger à une petite heure serait idéal. Surtout, rendre habituelle cette pratique, du moins en saison creuse, serait vraiment une bénédiction pour les photographes, et apporterait une bonne publicité à l’image de cette magnifique opération culturelle qu’est La Grotte Chauvet 2.
撮影日2020-01-21 11:24:19
撮影者cvalette
撮影地


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