Renards arctiques et captivité : 無料・フリー素材/写真
Renards arctiques et captivité / Sacadou
| ライセンス | クリエイティブ・コモンズ 表示 2.1 |
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| 説明 | Passer quelques secondes sur cette image de renard arctique regardant au loin derrière son grillage suffirait à vos capacités d'empathie pour créer un conflit interne. Après l'adoration, les remords, la réflexion, vient la relativisation de l'impact de l'humain sur la nature. Cette capacité de sortie momentanée de nos cadres mentaux préconçus nous fait nous poser la question : est-ce que la captivité associée à la proximité avec des visiteurs serait bénéfique pour les habitants de cette nature nordique ? Plus petit que le renard roux, le renard arctique est adapté aux régions polaires. En effet, ses pattes et son museau étant plus courts que son homologue, il conserve mieux sa chaleur. Sa fourrure dense, autrefois très appréciée par les chasseurs, peut être blanche ou grise (renard argenté, renard bleu). Ce renard se retrouve dans toutes les régions arctiques du monde. Il se nourrit principalement de lemmings, de lièvres et d’oiseaux, posant d’ailleurs la question de la captivité supplémentaire causée par leur enclos au sein du parc.« Ce parc n’est pas un zoo ». Il est constitué de 800 hectares d’habitat naturel que l’on peut parcourir en voiture. Selon Serge Lussier, Zoologue et fondateur du parc, la face visible du parc serait celle qui est accessible aux visiteurs. Les animaux parcoureraient alors plusieurs kilomètres la nuit dans un domaine plus vaste encore. L’expérience Canadienne (comme Serge aime l’appeler) que nous vivons dans ce parc serait due à la grande proximité entre les visiteurs et les 500 animaux.De la quinzaine d’espèces qui habitent les centaines d'hectares du parc, seuls les loups, les renards, les ours et les bœufs musqués, vivent dans des enceintes clôturées. Quant à eux, les imposants bisons d’Amérique de même que les wapitis, orignaux et autres grands cervidés s’ébattent en quasi-liberté dans un environnement qui correspond à leur habitat naturel, que l’on traverse en voiture sur une piste de 12 km. Une des visions d’avenir du directeur pour son parc est notamment l’interdiction des véhicules à moteur thermique.Quant au propriétaire du parc, celui est français, et plus particulièrement alsacien, lieu où l’on retrouve à l’état sauvage les mêmes sangliers européens qui ont été importés à Omega. Olivier Favre, ancien responsable d’une entreprise d’assurances familiale, décida à 50 ans de recommencer sa vie professionnelle à zéro, et d’investir dans un projet dont il ne connaissait absolument rien d’après ses dires dans une interview pour the forest time. Ses frères étant déjà présents sur place et possédant des terres autour de Montebello pour y pratiquer la chasse, ils décidèrent ensemble de créer un parc animalier destiné à accueillir des espèces d’Amérique du nord.« Le parc Oméga est une sorte de Show Room de la nature Québécoise et j’aime m’employer à le peaufiner en profondeur. »L’illusion est alors presque parfaite.Le parcours s’effectue à travers plusieurs « écosystèmes ». Le premier, forêts et lacs, représente bien les paysages du sud du Canada. Nous passons ensuite à travers les prairies et ses bisons, les plaines boréales avec ses caribous, loup et renards arctiques. Une région montagneuse est également reconstituée grâce à l’utilisation de falaises déjà présentes sur le relief, où des chèvres alpines peuvent s’essayer à la varappe.Bien sûr, tous les animaux vivants dans le parc sont complètement habitués à la présence de l’homme et ne survivraient probablement pas longtemps dans la nature sauvage : ils sont nourris, soignés, vaccinés par les employés du parc, et les visiteurs peuvent leur tendre des carottes achetées à l’accueil (et au vu du nombre de visiteurs lors de certains jours, allant jusqu’à provoquer de longs bouchons fumant sur le sentier, les Wapitis et leurs amis ne souffrent pas de malnutrition).L’originalité du parc repose en partie sur l’association de la nature et de la culture humaine. Cette culture est locale, le domaine exposant différentes créations artistiques d’individus descendant des natifs américains. On peut y croiser 11 totems, symboles identitaires nous rappelant nos drapeaux, représentant les 11 anciennes nations du Québec d’antan.Conclusion : Les buts identitaires qui nous sont présentés dans ce lieu, vus par les fondateurs et réalisés par toutes les personnes contribuant à la bonne tenue du parc me paraissent tendre vers un rapprochement humain-nature, dans un esprit de nature-culture. Cette nature qui est désormais indissociable de la culture humaine par l'influence inévitable du genre homo sur son environnement. Malgré cet état d’esprit, le contrôle des aspects naturels de la vie de ces animaux reste grand, et l’aliénation humaine transmise à ceux-ci. La question du bon ou du mauvais est ici encore une fois balayée, le monde physique n’ayant pas de morale à assouvir. |
| 撮影日 | 2018-02-23 21:39:32 |
| 撮影者 | Sacadou , Angoulême, France |
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| 撮影地 | Notre-Dame-de-la-Paix, Québec, Canada 地図 |
| カメラ | Canon EOS 500D , Canon |
| 露出 | 0.001 sec (1/1000) |
| 開放F値 | f/6.3 |
| 焦点距離 | 200 mm |

