La mise au tombeau : Joseph d'Arimathie, Marie, Jean, Marie-Salomé, Marie-Madeleine : 無料・フリー素材/写真
La mise au tombeau : Joseph d'Arimathie, Marie, Jean, Marie-Salomé, Marie-Madeleine / filsdekunti
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| 説明 | L’église de Chaource est un véritable musée de lastatuaire et de l’Art en général du XVIe siècle. Lechoeur est du XIIIe siècle tandis que l’essentiel dureste de l’église est du XVIe siècle.Datée de 1515, la chapelle du Saint-Sépulcre, estimécomme l’un des plus beaux de la région pour ne pasdire de France, est tout d’abord la chapelle sépulcraledes deux donateurs, Nicolas de Monstier, capitainede Chaource, et Jacqueline de Laignes, sa femme quise sont faits représenter au-dessus de leur tombeau.Ils apparaissent en prière, l’homme, chevalier encotte d’arme et épée au côté, devant et plus grandque son épouse. Tous deux sont agenouillés devantun prie-Dieu qui porte les armoiries de chacun. Lesdonateurs se rappellent aux fidèles sur la mise autombeau en ayant fait posé leurs armoiries seretrouvent sur le sarcophage du Christ.L’entrée dans cette chapelle est saisissante ; le cadreimpose une certaine intimité et le recueillement. Apeine franchie la petite porte, nous restons saisis parce groupe sculpté qui étonne tandis que les gardesnous réservent un effet de surprise. Deux d’entre euxsont assis, le troisième est debout, tenant une lance,et revêtus d’une cuirasse à l’antique. Face à eux, laMise au tombeau. L’ordonnance est simple etexprime une unité des sept personnages dans lessentiments qu’ils expriment, une même douleurressentie et contenue devant le corps du Christ quetous fixent du regard.Le Christ est étendu au-dessus du sarcophage, sur lelinceul tenu à droite par Nicodème et à gauche parJoseph d’Arimathie. La Vierge se tient à la hauteur dela tête du Christ, saint Jean juste derrière elle lasoutient discrètement, tandis que les trois SaintesFemmes se tiennent côte à côte, légèrement enretrait. Marie est penchée avec une digne retenue au dessusdu visage de son fils, les mains jointes. Lecapuchon de son manteau et les jeux de la lumièrequi filtrent des petites fenêtres rendent plus intenseencore l’émotion qu’elle dégage. Elle est entièrementabsorbée dans une douloureuse contemplation de cevisage qui porte encore sur le front les stigmateslaissés par la couronne d’épines. Les traits du Christsont graves et sereins, en harmonie avec un corpsqui, malgré une certaine rigidité cadavérique, sembledétendu et relâché. Saint Jean, par-dessus l’épaulede la Vierge, semble fixer le corps du Christ ;cependant, son regard semble perdu dans le vide etsemble projeter ses pensées dans l’avenir. Les troisSaintes Femmes renforcent par une mêmeexpression de leur visage l’unité de l’ensemble.Marie-Madeleine, un peu en avant de Marie-Cléophaset de Marie-Salomé, tient le vase aux parfums pourl’embaumement du Christ ; à droite, Marie-Cléophasporte la couronne d’épines qui vient d’être retirée dela tête du Christ.La composition de l’ensemble donne l’impressiond’une suspension de l’action dans le temps, commes’il s’était arrêté au moment même où le corps allaitêtre enseveli offrant encore un ultime instant pour undernier recueillement. Texte de Jacky Provence ; il est agrégé d'Histoire, président du Centre Pithou à Troyes. |
| 撮影日 | 2009-09-18 15:49:36 |
| 撮影者 | filsdekunti , Paris |
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| 撮影地 | |
| カメラ | NIKON D300 , NIKON CORPORATION |
| 露出 | 0.006 sec (1/160) |
| 開放F値 | f/14.0 |
| 焦点距離 | 16 mm |

