Chênehutte-Trèves-Cunault (Maine-et-Loire) : 無料・フリー素材/写真
Chênehutte-Trèves-Cunault (Maine-et-Loire) / sybarite48
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| 説明 | Chênehutte-Trèves-Cunault (Maine-et-Loire)La commune provient de la fusion de Chênehutte-les-Tuffeaux et de Trèves-Cunault en 1973. Trèves-Cunault venant d'une première fusion de Trèves avec Cunault en 1839, et Chênehutte-les-Tuffeaux d'une fusion de Chênehutte et Les Tuffeaux vers 1790.Eglise prieurale Notre-Dame de Cunault.Le monastère de Cunault fut fondé au IVe siècle, par un disciple de Saint-Martin de Tours, Maxenceul, qui évangélisa la région.En 834, Charles le Chauve donne la terre de Cunault au comte de Tours, Vivien. En 845, Vivien la céda aux disciples de saint Philibert (Filibert, Fulbert). Une fois établis à Cunauld, les religieux reçurent de nouvelles donations qu'ils furent obligés d'abandonner précipitamment, en 862, pour aller s'abriter, d'étape en étape, jusqu'en Bourgogne. Devant fuir les Normands*, les moines se réfugièrent à Tournus. L’installation à Tournus ouvre une nouvelle ère: Charles le Chauve concède à l’abbé Geilon le castrum et la villa de Tournus pour servir de refuge aux moines. L’abbaye prendra désormais la tête de tous les établissements offerts aux moines, dont Cunault qui devient en 875 un prieuré de l'abbaye de Tournus (Saône-et-Loire). Le calme revenu, des moines retournent à Cunault avec les reliques de Saint Maxenceul. L'église bénéficiera des faveurs des seigneurs d'Anjou et des taxes apportées par le port de Cunault. Les pèlerins sont attirés par une fiole de la grotte de la Nativité qui aurait contenu du lait de la Vierge Marie. Le prieuré connaît une phase d'enrichissement, permettant de débuter la construction de l'église actuelle vers 1100. Le chantier commence à l'Est et progresse régulièrement vers l'Ouest durant tout le XIIè siècle. Au début du XIIIè, l'église est achevée. Après le guerre de Cent Ans et les guerres de Religions, le monastère très affaibli ne comptera plus que quelques moines. En 1741, le monastère est partagé et le prieuré supprimé. En conséquence de la division du temporel et de la sécularisation prononcée en 1742, le choeur est vendu à un particulier qui en fera une grange. Seule le nef reste ouverte au culte et devient église paroissiale en 1754 (L'église paroissiale Saint-Maxenceul ayant été détruite par un ouragan) . Avant la Révolution, le prieuré de Gunauld était tombé entre les mains de l'évêque d'Angers, puis du séminaire Saint-Charles. Le château logis abbatial étant inoccupé fut aliéné au riche Irlandais Jean de Stapleton, qui l'habitait en 1775.A la Révolution, l'église est vendu comme bien national. La visite de Prosper Mérimée en 1838*, permettra la restauration déjà commencée par l'architecte saumurois Joly-Leterme. L'église est construite en pierre de tuffeau de la région.L'immensité de la nef est accentué par un effet de perspective : la largeur diminue de l'entrée vers le choeur. Autrefois entièrement peinte, l'église ne conserve que quelques vestiges de peintures du XIIe au XVIIe siècles. La bande noire qui entoure les colonnes de la nef est un "litre funéraire", ornementation réalisée à l'occasion des funérailles d'une personnalité. La façade du XIIIe siècle, monumentale et sévère, est percée d'un portail cintré entouré de chaque côté par deux arcades. Sur le tympan une sculpture du début du XIIIème siècle montre la Sainte Vierge assise sur trône et tenant l'Enfant-Jésus. Elle est entourée par deux petits anges à moitié agenouillés qui l'encensent. Au pied de la Vierge les sculptures d'angelots en mauvais état. L'ensemble était polychrome, il a été restauré au XVIIIème siècle.Juste en face du porche se trouve l'ancien logis du Prieur qui a été construit en 1510 par Pierre Cottereau pour y loger les moines. Les autres bâtiments du monastère ont disparu, ils se situaient sans doute au Sud de l'église. Le clocher de la fin du XIe siècle, est le plus ancien d'Anjou. La Tour carrée est élevé sur un mur de l'ancienne église. Les contreforts ont été construits postérieurement. A la base, les deux colonnes engagées sont surmontées de chapiteaux représentant, à l'Est l'Annonciation et à l'ouest une sirène tendant un moisson à un pêcheur. * Les Normands ont ravagé Nantes en 843, Noirmoutiers en 846 et Grandlieu en 847. * Prosper Mérimée, inspecteur des Monuments Historiques, écrit de Tours le 10 juillet 1840 à son prédécesseur Ludovic Vitet :"Vous savez que le choeur de Cunault appartient à un M. Dupuis Charlemagne, possesseur de 3 à 4 millions, très célèbre pour son avarice à Saumur (...). Le choeur est dans un état pitoyable. M. Dupuis y serre des fagots et des futailles, et pour la commodité de ses ouvriers (il) a fait percer deux portes ou plutôt deux brèches dans les murailles nord et sud. Les piliers sont tous écornés et les soubassements du choeur presque entièrement démoli". (La route de Mérimée - correspondance et patrimoine, les Editions du Huitième Jour, 2006, p. 142).Voir: Isabelle Cartron, Les pérégrinations de Saint-Philibert. Genèse d’un réseau monastique dans la société carolingienne,Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, 458p.ISBN 978-2-7535-0955-9.Maître Léon. Cunauld, son prieuré et ses archives.. In: Bibliothèque de l'école des chartes. 1898.Plaquette de l'église. |
| 撮影日 | 2017-09-02 09:35:45 |
| 撮影者 | sybarite48 |
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| 撮影地 | Cunault, Pays de la Loire, France 地図 |
| カメラ | PENTAX K-5 II , PENTAX |
| 露出 | 0.006 sec (1/160) |
| 開放F値 | f/11.0 |
| 焦点距離 | 18 mm |

