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24 mai 2014, Le Soleil: V comme vert et comme Victoriaville : 無料・フリー素材/写真

24 mai 2014, Le Soleil: V comme vert et comme Victoriaville / VilledeVicto
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24 mai 2014, Le Soleil: V comme vert et comme Victoriaville

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説明Texte de la journaliste Alexandra Perron, paru dans l'édition du 25 mai 2014 du journal Le Soleil.www.lapresse.ca/le-soleil/maison/architecture/201405/24/0...(Québec) Non, Alain Rayes n'est pas courtier immobilier, comme pourrait laisser croire un rapide coup d'oeil à cette photo. Le maire de Victoriaville pose plutôt fièrement à côté d'une pancarte aux couleurs d'un programme municipal qui encourage constructions et rénovations vertes. Un plan d'action novateur qui a rapidement porté ses fruits.Instaurée en 2011, cette forme de certification appelée Victoriaville-Habitation durable est un programme de subventions et d'attestations qui a tôt fait de séduire la population de 44 000 âmes. L'an dernier, 25 % de toutes les nouvelles maisons construites à Victoriaville ont été certifiées, indique le maire. Les propriétaires ont ainsi pu se prévaloir d'une aide financière pouvant aller jusqu'à 8000 $ pour une nouvelle construction respectueuse de l'environnement.Si le programme visait d'abord les maisons neuves, il s'est élargi aux rénovations écologiques depuis 2013. «Déjà, 97 certifications ont été données», poursuit le maire. L'aide allouée pour ce type de projet peut atteindre 3000 $.Il s'agit là d'une initiative de Victoriaville, payée par la Ville. «Il n'y a aucune aide gouvernementale provinciale ou fédérale là-dedans», insiste Alain Rayes.«Je fais partie de l'Union des municipalités, je fais partie des gens qui crient haut et fort qu'il va falloir qu'on remette plus d'autonomie aux municipalités, qu'on travaille avec elles.» Selon lui, les politiciens municipaux sont les plus près de la communauté et des citoyens.Qu'est-ce qui a poussé le maire et son équipe à proposer Victoriaville-Habitation durable? «En 2011, on sortait de la crise économique, on cherchait une façon de stimuler le marché. Comme municipalité, on s'est dit que ce programme allait aider la cause environnementale, le bien-être citoyen, tout en aidant le milieu de la construction, qui fait travailler près de 5000 personnes juste dans la région de Victoriaville.»Avec la volonté politique, la priorité numéro un a été le changement de culture, explique Alain Rayes. Difficile de montrer autre chose à un entrepreneur qui a appris avec son père, illustre le maire. Mais aujourd'hui, «la très grande majorité des contracteurs ont tous réalisé au moins une résidence verte. C'était le défi, que tout le monde y goûte, que tout le monde voit que ce n'est pas si compliqué que ça.»Le virage écologique a touché la fibre sensible de la fierté, ajoute-t-il. Le maire indique que plusieurs partenaires (entrepreneurs, fournisseurs, spécialistes) sont maintenant associés au programme et qu'ils offrent même des avantages, des rabais pour économiser, en plus des subventions données.«Notre objectif était de stimuler la construction plus verte, qu'il y ait plus de produits sur le marché et que les prix baissent. Résultat, plus ça va, plus les coûts diminuent. Alain Rayes compare la construction durable à l'industrie éolienne. «C'est très cher, mais quelqu'un part la machine pour qu'il y ait une demande et les coûts baissent à la longue.»La suiteLa popularité du programme ­Victoriaville-Habitation durable est telle que «chaque année, la demande double presque». La municipalité est un peu victime de son succès. «C'est un beau problème qu'on aura à solutionner», philosophe Alain Rayes, élu en 2009 et réélu en 2013. «On se donne encore un an, pour arriver à la fin de la quatrième année, début de la cinquième année du programme. On verra s'il a encore besoin d'être aussi généreux pour avoir le même impact.»Le maire explique que si la majorité des constructions prennent le virage vert, que les entrepreneurs sont capables d'y répondre, que les citoyens en redemandent, il se pourrait que la réglementation change, que ça devienne la norme. Car pour le moment, tout est fait sur une base volontaire de la part des propriétaires. «On verra comment les aider financièrement à ce moment-là.»De Sel Warwick à quartier vert...Malgré son dynamisme sur le plan écologique, Victoriaville n'est pas sans rencontrer certaines résistances. La Ville a voulu être proactive dans un projet de relocalisation d'une usine qui est en plein secteur résidentiel. L'idée : transformer les terrains qui appartenaient jusqu'à tout récemment à Sel Warwick en quartier résidentiel vert, avec logements de trois ou quatre étages.«Il y a des consultations en train de se faire pour s'assurer de comprendre toutes les inquiétudes. On se rend compte que la vertu c'est parfait, mais pas dans notre cour.» Les citoyens demeurent dans un secteur de maisons unifamiliales et l'arrivée de logements en hauteur crée certains mécontentements, dont la peur d'une perte d'intimité dans les cours, indique Alain Rayes.Le maire se dit un peu surpris de la réaction, lui qui s'attendait à ce que les gens soient contents de ne plus voir les murs de tôle de l'usine, mais plutôt un environnement avec des arbres, éventuellement.C'est là que les politiciens doivent se tenir, selon lui, avoir du courage pour continuer à pousser en essayant de minimiser les impacts.Il rassure : pas question d'élever des bâtiments de six étages à Victoriaville, mais il souhaite habituer les gens à des immeubles de trois ou quatre étages.«De toute façon, on n'a pas le choix. Sinon on tombe dans l'étalement urbain, on empiète sur les terres agricoles, on demande un dézonage et c'est ce qu'il y a de pire pour la société à l'heure actuelle.»«Berceau du développement durable»La réputation de ville verte de Victoriaville ne date pas d'hier. La page d'accueil de son site Internet www.ville.victoriaville.qc.ca est coiffée de cette devise : «Berceau du développement durable». Adopté il y a une dizaine d'années, ce slogan fait référence à tout ce qui se disait sur la ville, explique le maire Alain Rayes. Il y va même de cette comparaison : le développement durable est à Victoriaville ce que l'entrepreneuriat est à la Beauce. Il mentionne que la municipalité récupère depuis plus de 30 ans, il parle des premiers bacs verts (ou bleus, selon les villes). Victoriaville expédie à l'enfouissement environ 600 kg de déchets par habitant annuellement, soit 100 kg de moins que la cible gouvernementale pour 2015. Le nouveau Plan de gestion des matières résiduelles projette même une diminution de 150 kg par tête d'ici 2019. Alain Rayes rappelle l'héritage de Normand Maurice, surnommé le «père de la récupération au Québec». Le professeur aujourd'hui décédé a fondé le premier Centre de formation en entreprise et récupération (CFER) à Victoriaville, qui a fait des petits, tous axés sur l'environnement et l'accompagnement de jeunes en difficultés. Il en existe une vingtaine aujourd'hui. Le compost a aussi été instauré à Victoriaville il y a une quinzaine d'années. «Les gens ont pris conscience qu'on était des leaders en développement durable.»Qu'est-ce qu'une habitation durable?Une habitation durable est une habitation respectueuse de l'environnement par sa construction, son orientation, sa localisation et son utilisation. Elle consomme moins d'eau et moins d'énergie. Elle préserve également la santé de ses occupants, car ses matériaux rejettent peu de produits toxiques. L'air y circulant est renouvelé et l'humidité ne s'accumule pas. Le confort thermique hiver comme été ne nécessite qu'une faible consommation d'énergie, de préférence renouvelable. www.habitationdurable.com/victoriavilleVicto, l'accessibleDans la grille de pointage du programme Victoriaville-Habitation durable, il y a des éléments obligatoires à intégrer à un projet de construction neuve. Parmi l'éclairage extérieur contrôlé par minuterie, les toilettes à faible débit, l'installation de conteneurs pour recycler 80 % des rebuts de construction, Victoriaville fait une place à l'accessibilité universelle.Cette mesure vise à rendre l'habitation adaptable et ergonomique, dès sa conception, pour les personnes ayant un handicap, une mobilité réduite. Exemple, avoir une certaine largeur de portes pour permettre le passage d'un fauteuil roulant, installer les prises de courant, les interrupteurs, les thermostats à une hauteur accessible, créer un accès à la maison au niveau du sol.L'objectif n'est pas de rendre la maison totalement accessible immédiatement, nuance le maire Alain Rayes. Mais de faire en sorte qu'on puisse faire des modifications simples et empêcher une personne de devoir déménager si elle vieillit ou doit se déplacer en fauteuil roulant.Pour connaître la grille de points du programme et l'aide financière accordée en fonction du niveau d'attestation obtenu : www.habitationdurable.com/victoriaville, onglet Nouvelle construction.Inspiration : LyonL'an dernier, le maire de Victoriaville, Alain Rayes, est allé à Lyon. Il a visité des écoquartiers, il parle d'un écoparc industriel, comme sa ville vient elle-même de se doter. Il constate qu'il est possible de revitaliser des secteurs quand il y a une réelle volonté. Saint-Roch à Québec en est aussi un bel exemple. «Le plus grand défi dans l'aménagement du territoire est d'harmoniser le patrimoine et la densification, d'où l'importance des professionnels comme les architectes, les designers, les urbanistes.»
撮影日2014-05-26 13:23:10
撮影者VilledeVicto , Victoriaville, Canada
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